LPC ... Club de randonnées pédestres de Ger en Béarn.

Cette association a pour objet la pratique de la randonnée pédestre, tant pour sa pratique sportive que pour la découverte et la sauvegarde de l'environnement, le tourisme et les loisirs.

ACTIVITES :

- Marche Nordique et Marche Nordique Santé ... le lundi,

- Rando Santé .... le mardi après-midi ,

- Le mercredi après-midi : randonnée pédestre de 7 à 12 km dans un rayon de 30 km de Ger, 2 groupes M1 et M2.

- Le vendredi : sorties montagne toute la journée (5 groupes de niveaux différents) et sorties avec raquettes à neige l'hiver.

- Plusieurs séjours et itinérances programmés dans l'année.

Lous Passa Camins est également "club baliseur associatif" qui compte 37 baliseurs formés, et à ce titre participe à l'entretien du balisage des GR du département et des PR de certaines Communautés de Communes.

 

TOUTES LES SORTIES ORGANISEES SONT CONDUITES PAR LES 46 ANIMATEURS DIPLOMES DU CLUB DANS LE RESPECT DE VALEURS COMMUNES.

 

NE MARCHEZ PLUS SEUL, REJOIGNEZ-NOUS 

 

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G3-Pierrefitte-Nestalas "sentier des mineurs et facteurs"

26 participants 13 femmes et 13 hommes parité respectée.

Compte rendu fait par les locaux ou (locos)de Pierrefitte.Cette ballade déja partiellement faite  s’est déroulée du départ de la gare  de Pierrefitte.Nous avons traversé le haut du village par la rue des moulins,ensuite nous avons emprunté le chemin des mineurs jusqu’au col de Pourtasou.Puis nous descendons pour remonter mais fausse route et demi tour,animateur pris en défaut (nous ne citerons pas de nom il se reconnaitra) ,la serre file a rectifié la situation.Nous voila repartis pour une belle descente pour remonter plus tard le chemin des facteurs jusqu’au village de UZ.Ensuite descente vers la chapelle de Piétat pour un bon apéritif offert par Huguette et Babé suivi d’un agréable piquenique,puis descente vers Pierrefitte avec découverte du vieux quartier de Nestalas et son église du 12eme siecle avec au passage la découverte d’un atelier de céramique. Derniere étape retour à la gare et ensuite pot de l’amitié avec gourmandises à profusion.Merci à tous pour cette excellente journée.

Bien amicalement à tous ,signé les locaux ou (locos) Véro, Jean et André.

 

Pour les photos de Lysiane c'est ICI et pour celles de Pierre c'est LA


G4-de Sarrance à Accous par le GR653

Le rendez-vous des randonneurs était fixé au carrefour de Lourdios-Ichère, pour déposer les participants. Les voitures accompagnatrices ont été conduites à l'église d'Accous, qui constituait le terminus de la rando (les 3 chauffeurs ont été redescendus au point de départ dans la voiture de May).

Un groupe de 14 personnes (8 dames et 6 messieurs) a constitué cette expédition, dont le but était la remontée du gave d'Aspe, tout d'abord sur la rive gauche, ensuite sur la rive droite, après la traversée de la rivière au pont de Bedous,.
La marche de ce jour a démarré un peu après 10H, sous un ciel bien couvert, avec un temps très gris, et une température assez douce, ce qui nous a permis d'avoir des conditions bien agréables. Avec ce temps couvert, nous n'avons pas pu bien apercevoir les sommets proches, mais nous avons pu admirer la nature en train de s'éveiller.
Nous avons marché un peu plus de 10 km avec 300 m de dénivelé, au travers de chemins bien entretenus et très praticables. Au cours de notre ballade, un problème a été noté, et il a immédiatement été enregistré sur le site Suricate.
La rando suit aussi la ligne de chemin de fer ,qui monte jusqu'à Bedous. Nous avons pu vérifier que cette ligne fonctionne toujours, car nous avons, par 2 fois, croisé, le train régional.
Un peu après midi, nous avons traversé le gave et la route nationale (qui monte au Somport), pour nous réfugier sous les arcades de la mairie de Bedous, à l'abri des premières gouttes de pluie, afin de reprendre quelques forces, car l'heure du déjeuner était arrivée. 
Après le repas, la deuxième partie du périple a débuté sous quelques gouttes. Nous sommes passés devant l'église et le château de Bedous. La météo est rapidement redevenue clémente. Nous avons ensuite traversé des terrains brulés, suite à des écobuages. Après une petite descente, la ballade s'est terminée, et nous avons retrouvé, vers 14H30, les voitures que nous avions laissées le matin.
La suite fut placée sous un signe plus culturel, avec la visite de l'église Notre Dame de Sarrance, où nous avons pu admirer la Vierge Noire, et découvrir (pour certains) la légende du berger et de son taureau, agenouillé devant la vierge. Nous sommes entrés aussi dans le monastère, qui se situe sur une voie du pèlerinage de Compostelle, et nous avons fait connaissance avec l'ordre des Frères Prémontrés.
Enfin, nous avons fait un tour chez Germaine, afin de clore la journée, avec le pôt de l'amitié.
Un très grand merci à May, aux autres animateurs et à tous les participants, pour cette belle rando, et pour l'ambiance chaleureuse et sympathique de la journée.
Anne-Marie et Bernard.
 

A l’issue de notre randonnée, nous nous sommes arrêtés à Sarrance afin de visiter l’église et son cloitre, visite sous les commentaires éclairés d’Odette. Les voici :

Le monastère est du 14ème siècle et le cloître du 18ème.

L’histoire de Sarrance commence avec la découverte d’une statue primitive de Notre Dame de Sarrance vers la fin du 12ème.  A cette époque un berger découvre cette statue qu’il amène à l’évêché d’Oloron.

Elle reviendra mystérieusement au même endroit et sera redécouverte par un pêcheur, montrant ainsi la volonté de la vierge de bâtir à Sarrance  un sanctuaire lui étant dédié.

Ici se trouve l’origine du pèlerinage local à Notre Dame.

1343 Première notion historique de cette église.

1345 L’évêque d’Oloron la confie aux prémontrés.    Ils y installent un prieuré puis un hôpital pour accueillir les voyageurs et pèlerins de St Jacques de Compostelle.

15 et 16ème siècle Renommé du Sanctuaire

1463 Louis XI y vient en pèlerinage.  Marguerite de Navarre y fera un long séjour.

1569 Le sanctuaire est dévasté par les troupes de Jeanne d’Albret.

1608 – 1660 Les prémontrés reconstruisent le sanctuaire.

1789 Les prémontrés quittent le sanctuaire.

1850 Les pères de Betharam reprennent e monastère.

2011 Retour des prémontrés soumis à l’ordre de St Augustin.  Vie de prière, d’accueil et le ministère paroissial.

 

Pour le photos de Lulu voir ICI


G2-ASTE-BEON : Ports Asté et Béon en boucle

On nous l'avait bien promis!
Promesse de gasconne?
> Voir les vautours? Vu
Avant le départ, quelques privilégiées les ont aperçus, planant très haut à l'horizon. 
Par une matinée un peu brumeuse et fraîche, nous voilà donc sur un chemin pastoral que nous ne pouvions manquer. Il serpente à flanc de montagne et ses pentes clémentes laissent aux randonneurs le loisir de bavarder, d'admirer la vallée d'Ossau, les villages de Bielle et de Bilhères. Les paysages commencent à prendre des tons printaniers. Des tapis d'ail des ours... et voici nos randonneurs devenus cueilleurs! Des jacinthes aussi.
> Le Port d'Aste? Vu
Ses bergeries très bien entretenues, alignées le long  la  piste nous invitent à une pause. Un lieu plein de charme au milieu des pâturages! Mais le vent nous pousse à reprendre la route.
> Le port de Béon? Vu
Fini le chemin pastoral, nous attaquons la montée, les bavardages se font plus rares. Nous entrons ensuite dans la forêt de hêtres avec quelques spécimens vraiment remarquables! Avant de la quitter, quelques gouttes nous incitent à protéger nos sacs puis nous basculons sur l'autre versant où nous attend un brouillard bien dense. Nous voici au port de Béon.
Avec difficulté nous repérons la cabane autour de laquelle nous piqueniquons...plutôt rapidement car il ne fait vraiment pas chaud!
Nous entamons la descente, toujours dans le brouillard. Un  raccourci nous permet de montrer notre belle agilité à enjamber les troncs d'arbres ou à passer en dessous!
Sortis de la forêt, fini le brouillard et, par un sentier en montagnes russes, nous regagnons le lieu de départ. Les bavardages ont repris et, au cours d'une pause, allez savoir comment, c'est un  "N'oubliez pas les paroles" qui s'improvise autour de comptines de cour de récréation!
C'est sûr,  randonner permet de rester jeune!
Pour clôturer cette journée chaleureuse, 3ème mi-temps à Louvie-juzon , pot et pâtiseries toujours aussi variées et délicieuses. 
Un grand merci aux pâtissières et également à nos animatrices du jour.
Bien, me direz-vous, mais alors, quelle était cette fameuse promesse de Gasconne?
LE SOLEIL !!!!
Et maintenant les chiffres: 25 participants – 14,7 km et 800 m de dénivelé
A-B

 

Les photos de Véronique ICI, celles de Patrick LA  et celles de Marie-Claude ICI Aussi


G1-Pic de Nerbiou, 1747 m.

Au fil de l’eau

9 participants(es) Christiane, Nadine, Sylvie, Christian, Claude, Gilles, Jacques, Michel, Pierre

Rassurez-vous, aucune averse, ce jeudi était printanier et chaud. Mais l’eau est au cœur de notre randonnée. Le premier à s’étendre sur le sujet, c’est monsieur le maire de Villelongue que nous rencontrons sur la place du village alors que nous chaussons et ajustons les sacs à dos. Il est fier de nous expliquer l’importance de l’usage de l’eau comme source d’énergie. Les moulins qui permettaient autrefois de moudre le grain, et cette centrale électrique qui alimente en eau les villages voisins et qui, dès 1902, fournissait l’électricité à toute la vallée. Puis, dans un autre registre, il nous parle du « kilomètre vertical » un trail qui monte au Nerbiou. Je lis dans le regard de certains et certaines une pointe d’anxiété. Aller on se jette à l’eau. Après avoir salué monsieur le maire, nous démarrons, passons devant un des moulins, transformé en gite, longeons la centrale un peu vieillotte, mais encore efficace, empruntons la sente le long de la conduite d’eau, la trace est claire comme de l’eau de roche. Le chemin est pentu, et nous amène à la prise d’eau. Un petit arrêt pour admirer le point de vue sur la vallée des gaves. Nous nous engageons sur un large chemin herbeux direction sud-est, puis très vite, nous bifurquons vers le nord-ouest.  Cette petite sente s’évanouit, la trace ne coule pas de source, Claude avance GPS en main, tout droit, comme un poisson dans l’eau. L’expression « kilomètre vertical » nous apparait comme évidente. Nous grimpons sur l’ancienne mine de plomb et zinc, un pas j’avance, et un je recule. Ouf, un replat pour souffler et s’hydrater. Nous récupérons, en marchant une minute, sur une large piste, mais un cairn nous ouvre une voie qui s’annonce aussi pentu que la précédente. On s’accroche, parvenons au petit bois, rejoignons une large crête, encore un petit monticule, et la croix du Nerbiou apparait nous offrant un remarquable belvédère : pic du Midi, Le Montaigut, Hautacam, le Lèviste, le Marboré, le Cylindre, le Taillon, le massif de l’Ardiden, le Viscos, les crêtes du Pibeste , la liste n’est pas exhaustive. Encore une belle salle à manger, chacun à l’eau à la bouche devant salades sandwichs chocolat et gâteau. 1200 m de dénivelée et 5,5 km. On a sué sang et eau, mais c’est tellement beau ! Nous redescendons, les sentes se ressemblent comme deux gouttes d’eau, pas question de se tromper, Claude City trail au poignet, nous ramène sur la large piste herbeuse qui n’est autre que la conduite d’eau qui coure sous nos pieds. Que d’eau, ! nous percevons l’écoulement de l’eau en tendant l’oreille sur les plaques métalliques, ce n’est pas de l’eau qui dort. Maintenant direction la cascade, tout droit, plein sud, on se rapproche du ruisseau d’Isaby, on passe un petit pont, on remonte 100m et la voilà , majestueuse, la dénommée Paspiche, chute d’eau verticale de toute beauté. Le lac d’Isaby, le ruisseau éponyme, le Malin, la cascade autant de potentialités hydrauliques regroupées dans cette petite vallée. Nous continuons vers l’abbaye de St Orens en gambadant sur des sentiers pleins de charmes, bordés de murets, de noisetiers, de fleurs printanières. Les ruines se dressent devant nous, mais savez-vous que ce sont les moines de st Oens qui ont construit le premier moulin permettant aux habitant d’Ortiac de moudre leurs grains. Encore une belle histoire d ’eau.  Nous remontons vers Ortiac et atteignons l’église, hélas fermée, mais si coquette vue de l’extérieure. Une fontaine, vais-je boire à ton eau, potable ou pas, peu importe on a trop soif ! On redémarre vers Villelongue par des sentiers verdoyants, et nous croisons deux « maitres de l’eau » venant réguler le débit. Ils ouvrent à l’aide d’un aimant un médaillon de métal, puis avec un instrument en forme de T, dévisse en comptant jusqu’à neuf, simple et efficace, ils ne se noient pas dans un verre d’eau. Nous arrivons sur la place, 1347m de dénivelée et 16 km ; Ca vaut bien une menthe à l’eau, de l’eau gazeuse, et de la bière sans eau. Merci à Claude, Jacques, et Pierre, et merci aussi à tous les participants qui ont apporté de l’eau à mon moulin pour écrire ce compte rendu.                                        Nadine

Pour les photos de Gilles c'est ICI 


M1/M2-BENAC-sur les hauteurs de l'Echez

Nous sommes 2 groupes au départ de Bénac : le groupe M1 (10 femmes et 5 hommes) qui va parcourir 10,2 km pour 186 m de dénivelé et le groupe M2 (5 femmes et 1 homme) qui va parcourir 8,5 km pour 176 m de dénivelé.

Ce qui est à retenir, c'est qu'il fait chaud, 30° pour cette fin mars. 

C'est dans la bonne humeur que nous avançons tout d'abord sur de petites routes, le long de l'Echez. La campagne est fleurie. Beaucoup d'enfants profitent de ce bel après-midi pour faire du vélo, pêcher dans le petit cours d'eau. C'est un tableau très bucolique !

Dans les villages : Bénac, Orincles, Layrisse nous admirons les belles et spacieuses fermes et résidences construites en galets, de grandes cours sont fermées par de hauts portails ouvragés.

A Orincles nous abordons la montée. Malgré une visibilité voilée, depuis le sommet de la colline nous profitons de la vue: paysage valloné, chaine des Pyrénées enneigés. On aperçoit aussi les fumées d'écobuage. Nous redescendons ensuite par un large chemin en forêt. 

Merci à Agnès et Michel D. de nous avoir fait découvrir cette belle randonnée.

Véronique D.

Les photos du M2 de Lulu sont ICI


RS Billere et ses villas Anglo-Americaines

Par une après midi printanière, 28 participant(e)s ont répondu à l’invitation de May pour la balade culturelle sur les traces des villas anglo-américaines. Après le regroupement sur les hauteurs de Billère, une présentation préliminaire nous a mis sur les pas de Sir Alexander Taylor qui a servi de fil rouge toute au long de notre périple. Ce jeune médecin écossais venu à Pau en 1837 a contribué à la notoriété et au développement de la ville en publiant en 1842 un traité vantant les mérites de l’influence curative du climat de Pau et les eaux des Pyrénées, sur les maladies respiratoires. Ainsi de nombreuses familles aisées d’origine irlandaise ou écossaises sont venues s’installer, au XIXème, à Billère, sur de vastes propriétés situées entre le golf sur les bords du gave et l’hippodrome au nord de Pau. Comme le souci des « hivernants » était de profiter au maximum du soleil et de la vue panoramique des Pyrénées, chaque villa avait une façade plein sud agrémentée de bay-windows vitrées sur 3 faces et bow-windows plus larges et arrondis permettant d’admirer le paysage depuis l’intérieur. Aujourd’hui une vingtaine de villas témoignent encore de cette vie mondaine de villégiature avec pratique du golf, chasse à courre ou courses de chevaux. Durant notre balade nous avons découvert et apprécié la beauté de dix d’entre elles dont les noms sont parfois évocateurs des familles d’origine: Caplan, Maryland, Les Tours, Saint Georges, Sainte Odile, Inis Fail, Béatrix, Les Lys, Hutton et Lacroix. A chaque villa, son propre style et sa propre histoire bien commentée par May mais les discussions entre participants ont permis d’évoquer également la famille des frères Wright ou le poète béarnais Paul-Jean Toulet qui a vécu dans la villa Inis Fail dans son enfance. Après 1950, les propriétés ont été démantelées au profit d’un habitat collectif et individuel mais des arbres remarquables subsistent toujours comme les cèdres du Liban, pins parasol ou Séquoias de Californie plantés notamment par la famille Hutton. Poursuivant notre visite, nous avons pris un raccourci pour respecter le timing et visiter le carré anglais du cimetière de Pau où nous avons retrouvé les tombes des familles O’Quin, Hutton, Lawrance et bien d’autres. Mais ce qui est surprenant c’est la sobriété de la pierre tombale d’Alexander Taylor (1802-1879) qui contraste avec l’influence extraordinaire qu’il a exercé dans la ville.Comme pour toutes les randos culturelles déjà réalisées ou à venir, l’organisation repose sur un travail documentaire important avec recherche d’information de terrain et repérage du meilleur itinéraire pour optimiser la randonnée en toute sécurité.

Merci aux animatrices du jour qui ont conduit le groupe, en toute quiétude. Merci aussi à tous les participants qui ont joué le jeu et contribué par leur bonne humeur et  leur vigilance à la réussite de cette sortie un peu exceptionnelle.

Et comme les journées sont plus longues, une partie du groupe a terminé au Pau Golf Club pour partager boissons et douceurs sucrées avant de se séparer à 18h.

Bilan : Temps magnifique, Pyrénées dégagées

Groupe 1 : 3.7km D+33m – 24 participant(e)s

Groupe 2 : 2.5km D+25m – 4 participant(e)s

Maryse L

 

les photos de Michel sont    ICI


Marche Nordique camp de Ger-tunnel

MN1

11 km, 300 m D+

 Notre petit groupe réduit à 7 (4 H et 3 F), les conditions météo étant sans doute dissuasives, s’échauffe entre les flaques, les courants d’air, dans la résonnance du lieu : le tunnel sous l’autoroute, pour échapper à la bruine matinale.

Ce circuit n’a pas été parcouru depuis longtemps, et pour éviter les difficultés de traversée du Rieu Tort, nous décidons de rester en lisière de bois jusqu’au GR 101, où nous faisons une petite halte pour décontracter nos épaules, qui, en principe sont très mobiles dans le geste de la MN ; pas facile, pas facile, c’est sûr que l’on y reviendra, et comme il ne fait pas chaud, nous plongeons dans le bois avec un grand plaisir.

La végétation ne s’est pas encore développée, hormis quelques lianes et de beaux parterres de pervenches. Entre quelques zones boueuses et  arbres déviant notre chemin, nous prenons de la vitesse dans les belles longueurs propices à la marche rapide, dans l’ambiance sonore d’un pic qui œuvre dans le bois. Nous tâchons de garder notre rythme pour rejoindre la crête du quartier de la Métairie avec l’objectif de ne pas louper le petit chemin en face du château d’eau, mais il a disparu avec les arbres abattus des dernières coupes. Nous en trouvons un autre, en quittant le GR, pour redescendre dans les bois de Taberné Bergos, où l’état de jungle aurait nécessité la serpette comme fond de sac, mais le repère sonore de l’autoroute ne risquait pas de nous faire perdre le nord, et nous remontons par le bois de la Hès, après un nouveau passage de tunnel.

 Certains ont entendu, entre le bruyant passage des voitures et les railleries de leurs occupants pendant nos étirements, le doux chant des mésanges ; nous retiendrons ce moment de bien être et de partage de nos sonorités et  boissons préférées.

Michèle

MN2

13 participants

Il aurait fallu parier que le temps nous serait favorable on aurait gagné météo 60 bravo.
5 désistements mais ceux qui ont persisté ne l’ont pas regretté. Nous avons testé un nouveau parcours très sympathique malgré les 10 mètres de boue causée par les travaux forestiers.

Des violettes et des pervenches sur notre parcours, des exercices de tenue de bâtons quelques renforcements, de bons étirements et nous voilà tous en pleine forme pour aborder une nouvelle semaine.

Le temps de boire le rooibos  de souhaiter de bonnes vacances à Martine qui va nous manquer et on se sépare jusqu’a lundi prochain.

AP


G1-Prat du Rey, crêtes des Aguillous Cabane d’Andorre

Trois saisons en une journée (se vêtir, se dévêtir, se revêtir)

 Au départ du parc à bestiaux, 895 m, situé dans le cirque de Caucy, à l’ouest du Pibeste dans la vallée du Bergons, nous sommes sept marcheurs, trois filles Nadine, Sylvie D, Véronique, et quatre garçons, Christian, Claude, Jean L, Philippe.

 En suivant une sente bien marquée, nous parvenons au soum Det Mont 1206m. Une vierge se dresse, admirant, depuis des lustres, son belvédère sur la vallée du Bergons, Argeles Gazost, le Viscos, le Cabaliros. Nous sommes tous en nage, trempé comme EN ETE.  Nous nous dévêtons. Vers l’ouest monte déjà une légère brume. Nous ne trainons pas, adieu vierge et magnifique panorama. Nous prenons plein nord et traversons un petit bois, avant d’arriver au petit coL Soueilh, 1200m. Nous suivons Claude sur un sentier imaginaire, parvenons à un pierrier. Nous trouvons, sur la droite le chemin bien cairné, qui, entre rochers et plateaux herbeux, nous mène jusqu’à une cabane en ruine. Nous grimpons et juste avant d’apercevoir une brèche, un froid AUTOMNAL nous tombe dessus, nous obligeant à nous revêtir, coupe-vent, gants, bonnet, et le brouillard nous enveloppe. Nous distinguons à peine les amis devant nous, et finalement nous ancrons nos deux pieds sur les crêtes du Prat du Rey 1526 m. Nous serions rois et reines du monde si le paysage n’était pas englouti par le brouillard. Mais, el Rey Christian tient à vénérer le pylône qu’il admire tous les jours depuis chez lui, pour la photo, il faudra revenir !! On enchaine, l’humidité épargne encore les rochers dentelés de la ligne de crêtes. Nous marchons sur des parties étroites, saillantes, en sachant que de chaque côté il y a le vide. La prudence est de mise, le seul point de vue que nous avons : les semelles des chaussures de celui ou celle qui marche devant nous. Nous passons les crêtes des Aguillous sans les voir. Nous laissons nos crêtes dentelées, sans nous étaler comme des crêpes du même nom. Nous rentrons dans une forêt dont les arbres portent le balisage blanc et rouge du GR 101. Quelques gouttes commencent à tomber, nous prenons un sentier plein ouest, passons Escalla du Prat de Rey, 1400m, la pluie devient de plus en plus forte, et nous renonçons au soum d’Andorre. Nous atteignons la cabane, on s’engouffre à l’intérieur, un déluge s’abat alors sur le toit. Il est 12h, nous mangeons, bercés par le tambourinage des giboulées qui s’enchainent. 12H30 le calme est revenu. Nous quittons la cabane, un choucas nous accompagne, des chants d’oiseaux nous ravissent, et la pluie exacerbe les odeurs de la terre, celle du serpolet notamment. Le bois de Laurousse nous accueille, des hêtres majestueux, des rochers calcaires recouverts de mousse, quelques hellébores, des petites anémones blanches, quelques feuilles aux arbres, c’est LE PRINTEMPS, et la douceur du temps nous permet de nous dévêtir à nouveau. Mais prudence, les feuilles mortes nous offrent un tapis glissant, les racines et cailloux bien cachés sont autant d’embuches à surmonter. Furtivement une biche traverse le bois. Nous remontons 500m sur la route forestière, empruntée ce matin en voiture, la boucle est bouclée,755m et 9,5 km. Nous n’avons rien vu et pourtant c’est si beau par temps clair ! Mais l’important, n’est-ce pas se contenter de peu et jouir de chaque chose.

Une superbe journée que nous terminons à Lugagnan, petit café aussi sympathique que notre journée. Merci à nos trois animateurs, Claude, Jean, et Philippe.

Nadine  

 

Dans la galerie les photos sont de Philippe Q.



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