G1 Pouey Trénous (Cauterêts-Pont d'Espagne)
G1 Vallon du Pouey Trénous Vendredi 07-07-2017… fête des 7
9 marcheurs (5F + 4H) 17,2 km et 956 m de D+
Aujourd’hui pas de grands sommets ou lacs réputés au programme du G1, mais un petit vallon discret, à peine connu des autochtones, que l’on appelle « Le Pouey Trénous » coincé entre les plus prestigieuses vallées de Gaube et du Marcadau.
D’ailleurs il nous faut être attentif sur le chemin qui mène au refuge Wallon pour ne pas manquer ce petit sentier qui part à gauche, marqué par un simple cairn.
Là, commencent les premiers efforts sérieux pour gravir une pente sévère sur 250m de dénivelé par un sentier qui serpente dans une forêt de conifères avec, en fond sonore, le bruit du torrent tout proche.
Mais enfin, la pente s’adoucit pour devenir presque horizontale et au bout, la récompense est là, avec la découverte de ce beau vallon sauvage qui s’ouvre sous nos yeux. Nous n’allons pas croiser âme qui vive, à l’exception de la faune qui s’y est établie naturellement en toute tranquillité. Quelques chevaux isolés qui se partagent les vastes espaces, des marmottes sur le qui-vive mais aussi des isards observés à 2 reprises dont 3 petit-jeunes. En revanche nous n’aurons pas observé le Desman des Pyrénées, appelé aussi le Rat-trompette qui vit à proximité des torrents et des lac des Pyrénées (espèce endémique) et de mœurs essentiellement nocturnes. Il serait présent dans ce secteur d’après les infos données dans les guides. Côté flore, ici c’est un beau parterre d’arnicas qui se découvre, là quelques gentianes qui commencent leur floraison, des saxifrages, des joubardes, et j’en passe…..
Tout au long du parcours, nous allons côtoyer et remonter le ruisseau du Pouey Trénous qui nous servira de fil conducteur jusqu’à sa source. Le cadre est agréable et rafraîchissant en ces temps de chaleur lourde, les rhododendrons en bordure du ruisseau sont de plus en plus fleuris à mesure que nous prenons de l’altitude.
Au fond du plateau, nous reprenons notre ascension vers le fond du cirque. « Au fait, quel est notre but ?», m’interpelle mon voisin de marche. « Le principal est bien sûr la découverte de ce vallon et accessoirement un laquet à la source du ruisseau » lui répondis-je.
Ce laquet (modeste à vrai dire) peut en cacher un autre, comme nous le verrons après. Il se découvre après un cheminement quelque peu hésitant au milieu de gros blocs de granit verrouillant le fond du vallon. Mais l’endroit, nous offre une belle table enherbée et bien fleurie pour notre pique-nique. Il est midi et nous ne nous faisons pas prier pour nous installer et déballer les victuailles. Nos estomacs rassasiés, nous nous sentons l’envie de grimper la 40aine de mètres qui nous séparent de l’arête toute proche qui nous surplombe.
Bien nous en a pris car nous découvrons alors un beau petit lac à 2308m d’altitude (sans nom sur la carte) et une vue dégagée sur le vallon avec les sommets acérés qui clôturent le cirque. Citons le Pic Wallon, le Gerretet, le Pouey Trénous, le Pic Peyrot ou la crête de Counillères pour les connaisseurs.
A part la bouclette au bout du parcours et la variante de fin de parcours sur le plateau du Marcadau, le retour se fera par le même chemin, agrémenté ici ou là de quelques pauses pour encore admirer le paysage et profiter des berges accueillantes du ruisseau.
Retour à 17h00 au parking avec quelques petites gouttes d’un orage qui hésite à se déclencher.
Le pot de convivialité sera pris au bar habituel de Pierrefitte où les boissons fraîches seront grandement appréciées avec cette lourde chaleur de la plaine.
Merci à toutes et tous pour votre agréable et joyeuse compagnie.
RA


