Du Soum de Granquet à Las Escures par les crêtes
Soum de Granquet en circuit depuis le col de Spandelles
Ce devait être une randonnée sans histoire, et ce fut une randonnée sans histoire ! Enfin presque…
Sauf qu’arrêté par une malheureuse congère à quelques mètres du haut du col, le magnifique 4x4 de Chris (premier arrivant) a refusé l’obstacle (il a fallu garer un lacet plus bas). Mais ces quelques mètres de plus ne nous ont pas découragés !
Sauf que Armand a voulu nous faire toucher du doigt, ou plutôt des mains la dolomie : la pierre qui sent le soufre (1) (d’ailleurs il vaut mieux que ça soit la pierre qui sente le soufre… !) . Eh pour Marie Jo, c’était pas prévu au programme ! Il était dit que ça montait raide mais pas qu’il fallait mettre les mains…
Sauf qu’arrivé sur la crête, le temps se voulait menaçant, quelques gouttes par-ci, par-là, le vent qui forcit, et ça, la météo ne l’avait pas prévu.. Mais il en fallait plus pour nous décourager, et, en avant sur la crête qui nous emmenait vers le sommet de Las Escures (un nom bien sombre pour un Picard). Bien qu’il a fallu être vigilant pour descendre la crête, il n’a pas fallu mettre les mains !
Sauf que le temps passait et que la faim commençait à nous tenailler. Et oui, comme dit Jacques « le petit déjeuner est bien loin ». Dans ce cas, il y a des priorités au LPC ! Nous avons donc sacrifié le sommet final de Las Escures pour un casse-croûte indispensable à notre survie. Un endroit idéal pour les chèvres, il fallait presque sortir mousquetons et cordes pour assurer le saucisson et les bouteilles …
Sauf que là, après ce casse-croûte acrobatique, la descente devait être tranquille…C’était sans compter sur cette petite descente à travers un bois de hêtres dont le sol était tapissé d’une belle moquette de feuilles mortes . Et là, ce ne sont pas les mains qui nous ont aidés, mais nos fesses (et comme disait Chris: "visez les hêtres !"). Lulu, nous a montré que sans les skis, elle était capable de belles glissades, et, Jean nous a fait une pirouette digne des plus grands gymnastes (Et oui, quelquefois des talents cachés se révèlent… !).
Sauf qu’il y avait encore une petite remontée pour finir la boucle (c’était bien prévu dans le plan de marche… !). Mais Philippe a voulu nous faire toucher du doigt, ou plutôt des pieds, un sentier historique... Il était bien sur la carte, mais il n’avait plus été fréquenté de longue date ! Du coup, il s’est vu requalifié, à l’unanimité, de préhistorique !
Enfin le col d’Ansan... nous avions bouclé notre périple. Ce devait être une randonnée sans histoire, et ce fut une randonnée magnifique. Le printemps nous avait réservé, comme d’habitude, ces petites réapparitions qui nous donnent du baume au cœur à la fin de l’hiver : un petit tapis de gentianes printanières, au bleu intense , quelques bouquets de jonquilles au jaune vif, et ce panorama sur les crêtes : notre (pour le résidant bigourdan !) Pic du Midi bien aimé, le Viscos, le Grand Gabizos et bien d’autres sommets dont l’identification fait toujours l’objet de discussions intenses ! (surtout si la brume cache les sommets !).
Ce devait être une randonnée sans histoire, et, ce fut une randonnée magnifique. Je ne sais pas si elle restera dans les randonnées historiques ou préhistoriques du club, mais elle restera une belle journée passée entre amis dans nos Pyrénées. Merci à Armand et Christian pour cette randonnée sans histoire, et à Josiane, Lulu et Sylvie pour les petits gâteaux fait avec amour pour ces valeureux randonneurs du LPC.
Philippe
1-(définition du Larousse illustrée : roche sédimentaire calcaire dont l’érosion forme des reliefs ruiniformes)
PhQ


