Séjour raquettes à PONT de CAMPS (S2)

J1 (28/02/2014):

 

J1 pour tous.

 

    On en rêvait, il est arrivé pour bien commencer le mois de mars, porteur de transition de saisons, bien finir l'hiver et débuter le printemps au mieux.
Après un petit voyage en covoiturage, sans aucun souci, Pont de Camps nous voici!!

 

    On le savait, c'était prévu, de la pluie, de la neige s'étaient invitées pour ce dernier jour de février.

Avec une telle tempête, manger dans le froid ne nous tentait pas plus que cela .
Autour de thés, cafés, chocolats chauds, dans un bar « chalet  de l'Hermine», nous attendons le feu vert pour déposer nos bagages au centre et obtenir un coin pour déjeuner.
    Aimablement on nous met une salle à disposition, ou chacun sort de son sac, saucissons, salades, fromages tartes et gâteaux, et autres agapes que nous partageons comme à l'accoutumée sans oublier la boisson.

A l'extérieur, « mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver ».


    Il en faut plus pour décourager les marcheurs LPC, nous chaussons les raquettes sur le pas de la porte du gîte, descendons vers le pont (de Camps !) , et direction la cabane…laquelle déjà ? D'Arrégatiou, bien sur !
La neige tombe et tombe, mais nous on ne laisse pas tomber.

C'est par un après-midi nordique où le ciel est gris et la terre blanche, que nous nous élançons, sur un large sentier « mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige » !
    Tous bien emmitouflés sous nos capuches, casquettes, et bonnets, nous prenons le départ sur une belle avenue le long d'un ruisseau, aucune difficulté, idéal pour un bon échauffement.
Nous marchons sur du coton, raquettes aux pieds, nous avançons en file indienne, scandant une bonne allure, rythmée par Armand.
    Le paysage est splendide, la neige tournoie comme un manège, elle nous apparaît comme une féerie tombée des nuages.

    Mais il nous faut quitter la piste bien confortable pour monter vers notre objectif.
   Changement de dénivelée, l'épaisse couche de neige rend la grimpette difficile, et nos ouvreurs se relayent pour que le groupe bénéficie  de marches d'escalier, d'une solidité toute relative sous leurs pas, leur assurant une progression plus facile. La neige tombe sans discontinuer. Nous entrons dans la forêt, quel spectacle !! les arbres assiégés par un épais coton ploient avec grâce. Les photographes réalisent des photos « sucrées » immortalisant ainsi ce merveilleux spectacle de la nature.


    Mais la montée, elle, elle est salée, la neige douce froide et si fragile nous accompagne dans notre progression hard, chaude et si pénible pour certains.
La récompense est proche, on aperçoit, nichée au fond d'un vallon la cabane, cette promise qui nous assurera, pour quelques instants, calme, repos, et chaleur. Elle ne nous déçoit pas,  tabourets, bancs, table et cheminée  à l'intérieur et même un dortoir.

 

    Il faut redescendre, l'heure tourne et la neige tombe à flot, tout s'efface et surtout nos traces. Dans la forêt, nous retrouvons nos arbres ouatés, la neige joue avec l'air et le vent.
    La descente se transforme en une multitude de chutes et de glissades, plus drôles les unes que les autres.    Quelques frayeurs pour certains , un pur bonheur pour d'autres.
   Malgré la bise qui se rue à travers  les arbres et un vilain grésil qui nous fouette le visage, nous sortons indemnes de cette périlleuse descente, et retrouvons facilement notre chemin touristique , très bien balisé qui nous ramène au centre.


    On aurait pu vivre « un après midi de chien », ou « un vendredi13 », ce n'était pas non plus « miracle en Alaska », mais tout simplement « des pas dans la neige ».Une fois dans les murs du centre, nous trouvons  une  bonne douche chaude et des habits secs.
    Quelques chants et l'apéritif proposé par Armand et Marie Jo nous font patienter jusqu'au souper.
Demain sera un autre jour, les marcheurs d'LPC vont nous écrire la suite du scénario de notre film dans un décor de rêve ,avec une neige de cinéma? Quel titre pourrions nous choisir ? « les LPC font des raquettes », ou « Armand et les Lpc à table » ou encore « trois jours en hiver », « les trois jours du LPC »....A vos stylos!!!

 

    Périple du jour: 8km pour650m D+

 

Nadine

 

J2 (01/03/2014):

 

Pour le G2:

 

7h15 : les premiers pas dans le couloir, les jambes fourmillent déjà !
8h: Petit dej : pain grillé, gâteau à la broche, fouace de l'Aveyron, confitures maison ....Toutes les forces seront nécessaires, il a neigé toute la nuit.

Descente aux voitures ....la route du col est fermée !...( elle ne sera ouverte que vers 11 h).

 

    Départ sur la piste de fond rive gauche du torrent, un seul groupe au départ qui s'élance vaillamment. Au bout de quelques hectomètres, sur un virage serré à droite la raquette gauche de Jean "déjante", incident sans gravité, perte d'une pièce indispensable  qui oblige à un retour au stand de départ. Les mécaniciens s'affairent et la pièce défectueuse est rapidement remplacée (en fait, comme dans les grands prix de voiture, on prend "le mulet" et on repart !).

   Le "Dream Duo " Jean et Armand entame alors une course poursuite sur le groupe. La jonction se fait rapidement avec le groupe qui a du faire un arrêt technique...ne nécessitant pas de technicien.

 Nous longeons le torrent profitant de la trace faite par un groupe qui nous précède mais qui bifurque à gauche au premier pont. A nous à présent de faire la trace jusqu'au pont suivant ou le groupe se divise: à droite le G1, à gauche le G2 ( aucun rapport avec les prochaines municipales, pas d'amalgame svp ...).
    Plus de trace, ni à droite ni à gauche, les hommes devant se relaient (G2), les femmes aussi, mais par jeu paraît-il, pour le G1 !


    Le G2 arrive en vue de la cabane et du « caillou de Soques », Serge  en tête et nous ouvre la porte. L'accueil est chaleureux mais  nous préférons déjeuner en terrasse avec vue sur la vallée et sur le G1 qui grimpe sur le versant en face. Après le café et les gâteaux de Michèle nous entamons la descente sans incident mettant en valeur  ce que le G2 maîtrise le plus : la gestion des couches (et je t'en enlève une , et je t'en remets deux ...).

   Retour vers 15h30 après 8218m et 224m de dénivelé positif (G2 ) ; les hommes vont dégager les voitures des 37,2 cm de neige qui les recouvrent tandis que Nadine anime une séance d'étirements sur tapis.
   Chacun se détend ,se repose pendant que s'organise l'apéro et le début de la soirée. La chorale se met en place sous la direction musicale de Christian et la direction artistique de Sylvie, Jean et Armand . Chacun apprécie le petit recueil de chants préparé par les directeurs artistiques sus nommés.

 

    Le dîner se déroule sous les meilleurs auspices et se prolonge par la grillade de châtaignes, le chef Gaston aux fourneaux. Les châtaignes roulent, le vin coule, les voix roucoulent ....dans la bonne humeur communicative aux vacanciers et aux animateurs du gîte qui se sont joints à nous. L'heure du coucher approche, retour dans les chambres mais encore un dernier intermède "Rires et Lumières " : les filles allument (mais oui ! ) et les garçons ne veulent pas éteindre, tout le monde profite des derniers rires avant le sommeil profond qui sera récupérateur de cette excellente journée
 
  Bernard

 

Pour le G1:

 

   Aucune surprise… cette nuit il a encore beaucoup neigé. Toutes nos traces de la veille effacées ….  il va falloir tout recommencer !
   A une heure relativement matinale, l’équipe des quelques 20 pensionnaires de Pont de Camps, crémés, lunettés, gantés, bottés et DVAtés, sous un ciel couvert  mais par une température douce (ou le contraire), s’élance … depuis les chambres,  raquettes aux  pieds, dans une nature habillée en  majesté ouatée  (la route du col du Pourtalet étant alors fermée aux véhicules)  à l’assaut du mythique Caillou de Soques ; l’impulsion donnée, la longue caravane suit à égalité de mouvements ( si l’on veut bien oublier les nombreux arrêts techniques), le chef de ce jour…

 

    Au petit pont qui franchit le gave (dit de Brousset), 8 d’entre nous, attirés par les hauteurs et soucieux d’entailler de leurs traces cette épaisseur impressionnante de neige vierge, se détachent de la colonne et partent confiants, sans savoir qu’ils vont, quelques minutes plus tard, devoir se confronter à  la terrible technique dite du « relais raquetteur », technique qui requiert comme on va le voir une parfaite organisation sociale :
      - tout d’abord il vous faut une équipe mixte de raquetteurs  (la parité n’est pas encore obligatoire)
     - vous laissez le chef du jour prendre la tête du peloton, vous constatez alors que tout naturellement le reste de l’équipe suit….le premier de "raquettée" enfonçant l'engin ( le pied et un peu plus) dans  la neige profonde et immaculée …, les suivants, sans dévier de la trajectoire, pesant à leur tour de tout leur poids sur cette première empreinte …si bien que le dernier du groupe se voit offrir un véritable escalier pour lui tout seul ….
     - mais quand votre homme de tête (et oui , c’est souvent un homme)  perlant, suant, soufflant, peinant,…aura atteint ses limites (et oui, même lui en a), sans même crier à l’aide, de façon logique, vous constaterez que le second de raquettée  viendra à son tour tout naturellement diriger la manœuvre, reléguant alors son compagnon épuisé en queue de peloton, position salutaire qui lui permettra, en laissant passer tous ses compagnons, de  reprendre son souffle !

 

   A noter des exclamations et autres manifestations  verbales lorsque les femmes prennent les relais … et assument sans problèmes leur part de travail !

    De relayeur en relayeur, nous laissons derrière nous une trace, enfin plutôt une tranchée, mais c’est notre trace faite pour nous mener au but, mais au fait, quel but ? où allons-nous au juste ? Personne ne sait, même pas le chef,…. Ah peut-être le petit col un peu plus haut, et pourquoi pas cet autre col là, près de la « palombière » qui semble nous attendre ; voilà  le but enfin fixé ….sauf qu’à l’arrivée, point de palombière, juste un mirage !

 

   Nous nous installons quand même pour le PN, sous des arbres aux branches alourdies par la neige, dans un petit vallon depuis lequel nous pouvons surveiller la cabane de Soques, où sont installés nos compères du G2, certainement fort occupés car nous ne les apercevons même pas !
    Si la montée avait permis de mettre à l’honneur notre discipline de groupe, la descente fût d’une tout autre tenue, l’un oubliant l’autre, l’autre oubliant l’un, chacun absorbé par sa propre marque dans la neige profonde … une vraie débandade qui laissera derrière nous un champ de neige complètement labouré, et même hersé !


   L’ordre vite rétabli, sur le chemin du retour, chacun a pu  laisser son esprit vagabonder vers sa bière pression, son thé, son chocolat , son diabolo préféré, toutes sortes de réconforts à partager à la taverne de l’Hermine avec les rescapés des agapes du caillou de Soques.
Il paraît que nous avons parcouru 10 kms pour un D+ de 490m ;

 

    La soirée en chansons commença bien avant le repas pour se terminer bien après, autour du feu à grignoter les châtaignes de Jean , accompagné du son d’un accordéon qui aurait tellement préféré jouer en Fa… il était dit que ce jour serait une bien belle journée.

Sylvie

 

J3 (02/03/2014):

 

Bonjour raquetteurs et raquetteuses,

 

    C'est le début effervescent de notre dernière journée, bagages à préparer en toute hâte, nettoyage, petit déj....et arrivée glissante sur la route avant le parking, bagages en mains, avec au moins une chute sur le bitume glacé, mais …bien aidés par Pierre, Sandra, et bien d'autres qui devaient en plus démêler le problème des trois nénettes en quête d'un véhicule pour le retour, concernant leurs petites personnes et le volume imposant de leurs bagages !

    Nous partons vers une destination encore incertaine, qui dépendra de la qualité de l'enneigement, et, du versant espagnol espéré pour la balade, nous revenons finalement au cirque d'Anéou, direction : le col de l'Iou, laissant à notre gauche la cabane de l'Araillé, pour une balade de 10 km et 610mD+.

 

    A la différence du premier jour, la montée est bien facilitée par les files de marcheurs qui nous ont précédées, laissant apparaître une piste parfaitement nivelée. Le paysage fortement contrasté est éblouissant. Avant l'arrivée au col, une petite corniche bleutée au nord nous rappelle à la prudence.

 

    Pas de PN au col trop exposé au vent, juste quelques photos en contrebas du majestueux "Jean-Pierre" ...pendant que les autres se gèlent au col..., et nous partons à la recherche du plus génial des coins, protégé du vent sur le versant du retour. C'est dans le mouvement spiralé d'un relief aboutissant à un trou béant découvert par Armand que nous nous installons, lui le premier, au bord du vide où il avait l'air de se sentir parfaitement bien, à tel point qu'il avait bien du mal à le quitter !
C'est notre dernier PN et nous arrivons au bout de nos réserves de vin, de fromage, de chocolats... mais pas de bon mots qui fusent en toute complicité.

 

    Mais il ne faut pas trop s'attarder, et à la piste trop bien tracée de la montée, celle du retour se doit d'être plus imaginative. Nous entamons une belle descente dans une poudreuse immaculée, et cherchons des passages plus inattendus, perdons de vue nos accompagnateurs quelques minutes, mais ouf, ils reviennent et testent d'autres directions, sans barres rocheuses ou versants trop exposés.

Au loin une file indienne de raquetteurs semble expérimenter aussi un possible parcours...mais oui, nous les connaissons....c'est Michel et son groupe Bordelais ! Ils progressent comme nous en terrain moins convenu.


    Quelques nuages à l'ouest nous rappellent la météo de fin de journée, nous ne nous attardons plus et reprenons la piste du retour pour la dernière longueur avec un rappel à l'ordre du groupe de tête trop éloigné, qui semble mener sa vie un peu « perso ».
Comme quoi, tout détachement, crée toujours, et pour de multiples raisons, la panique à bord !


    Nous finissons cette journée, comme toujours, dans l'enchantement, et remercions nos très chers organisateurs, présents ou absents, et animateurs, qui nous ont si bien permis de vivre ces moments fabuleux.

 

MD


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