Itinérance G1/G2 - Autour du CANIGOU – 21 au 27/07/2025

Ben voilà, nous sommes 12 randonneurs (7F / 5G) en route pour cette aventure catalane.
Une journée blanche (J0) au Centre Nature Sud Canigo d’Arles s/Tech pour se détendre et prendre nos marques, petit tour de ville et à la Pharmacie…, premier Ricard made in Lamayou, premières parties de belote…
- Arles S/Tech, Photos ICI
 
Lever matinal pour un p’tit déj vite avalé, direction l’arrêt de bus pour rejoindre PRATS-de-MOLLO La PRESTE où commencent les hostilités du (J1). Sous la conduite de Mapy, sur le GRP Tour du Vallespir, rythme soutenu, premiers paysages catalans fort boisés, une bonne grimpette pour accéder à la Torre del Mir (ancienne tour à signaux du XIIIème siècle). Poursuite sur le GRP Ronde du Canigou pour rejoindre le Coll Pregon et basculer en Espagne. Descente un peu raide, attaques de tiques dans les hautes fougères, terme du jour à Espinavell, village de pierres de toute beauté, 35 habitants, pas vu un chat sauf notre hôte du jour, Eva, au refuge Els Estudis où nous sommes comme à lamaison…en auto-gestion, première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, la vida es chula !
– Etape 13 km – D+ 950 m / D- 430 m , Photos ICI
 
Après une plutôt bonne nuit, va falloir remonter la pente, affronter à nouveau les petites bêtes, c’est Marie-Jo qui guide pour ce (J2). Plafond bas au Coll Pregon, sentier agréable au milieu de prairies et troupeaux de vaches, l’horizon ne s’éclaircit pas au Coll de Siern ! Nous basculons dans une belle forêt, les ruisseaux chantent, pas de sécheresse cette année dans le Haut-Vallespir ! Nous sommes sur les flancs du pic de Costabona mais le brouillard et la densité des feuillus nous cachent sa vue…VUE qui ne pêche pas pour nos renifleurs de cèpes qui, tous leurs sens en éveil, ont flairé leurs premières cueillettes…tout le groupe est en émoi et se met en quête du précieux bolet. Repérage d’un promontoire pour notre PN, vue sur le Costabona et les Esquerdes de Rotja qui se couvrent et se découvrent au gré des nuages, quelques vaches apparaissent et disparaissent nous regardant tous yeux écarquillés tels un tortillard sans rails. Sous quelques grains de pluie qui nous obligent à couvrir nos sacs, on rejoint la cabane forestière de l’Ullat et le GRT78. Le tonnerre gronde, on entend rouler les tonneaux, la cueillette est riche, 3 kg dans le sac à dos ! Plus que 400 m avant d’arriver à notrerefuge de LAS CONQUAS et c’est un orage de grêle qui s’abat sur nous au sortir du couvert nous trempant jusqu’aux os ! Par bonheur, notre hôte Xavi a prévu l’étendoir et la cheminée pour nous sécher un peu. Journaux roulés en boule dans nos chaussures, gestion de l’âtre pour conserver les flammes, préparation des champignons pour aider Xavi en cuisine, parties de belote disputées, motscroisés en collectivité, notre soirée peut commencer. Après notre repas amélioré, il est l’heure d’allerse coucher dans notre dortoir quasi privatisé, 18 places, seulement 4 intrus fort sympas, flamands et ardéchois !
– Etape 15 km – D+ 830 m / D- 430 m, Photos ICI
 
La nuit a essoré quelque peu nos godillots ; 6H30 il pleut toujours, le temps d’avaler notre p’tit déjeuner et la pluie cesse. 7H30, on s’élance pour notre (J3) sous la houlette d’Agnès, le brouillard enveloppant encore le refuge. On cherche Tout le bleu du ciel mais il restera gris souris ; les embruns catalans donnant aux paysages et aux rochers de granit, un relief mystique. Les Esquerdes de Rotja se découvrent un peu ; c’est malheureusement la seule vue dégagée que nous aurons de la journée. Il ne fait vraiment pas chaud ; bonnets, gants, polaires et autres vestes coupe-vent sont de rigueur.
Nous passons la Collada de Peques Blanques, la Collada del Vent, le Pla de Guillem et son refuge non gardé, quelle frustration ! Ramassé quelques cailloux de marbre blanc mais rien vu des paysages à 360 degrés dont nous aurions dû nous délecter ; on se caille, pas plus de 5°C ! Le brouillard et les nuages d’altitude gâchent vraiment notre déambulation sur ces chemins magnifiques au milieu de nulle part. Petite collation avant de poursuivre vers notre gîte pour la nuit, le refuge de MARIAILLES, où nous terminons notre PN sous un rayon de soleil fort apprécié qui nous permet de nous réchauffer un peu et d’observer les reliefs environnants. Heureusement une belle consolation : les renifleurs « cépiers » ont encore frappé, 5 kg sur la balance ! La mise en carpaccio de cette précieuse récolte agrémentera notre apéro du soir et celui d’autres convives. Un vrai régal !
– Etape 15 km – D+ 730 m / D- 730 m, Photos ICI
 
C’est le grand JOUR pour le (J4) sous la conduite d’Armand et le contrôle de Jean. Nous partons à l’assaut du CANIGOU, l’olympe catalan, que nous n’avons toujours pas aperçu, nous le gravirons par SA cheminée. Le CR de cette ascension et sa descente vers le refuge des CORTALETS. 
Un grand bravo à Justine, 13 ans, la petite catalane et son papy que nous avons accompagnés jusqu’au sommet ! Quelques larmes ont même coulé lors des remerciements appuyés… - Photos souvenir pour immortaliser le moment. Descente glaciale vers le refuge des CORTALETS
 
   A l'assaut du Canigou:

 J4, c’est notre « Grand Jour » ; pour aller au refuge des Cortalets il va falloir franchir le Canigou (2784m), le sommet mythique des Catalans ; il est dans mon souvenir (19-05-2011 lors d’un 1er séjour LPC en Catalogne), mais ce n’était pas au cours d’une itinérance, donc sac moins lourd et surtout 14 ans de moins…donc un peu d’appréhension quand même ! J’ai demandé à mener le groupe de manière à progresser « à mon rythme » de doyen, sans aucune arrière pensée de « gloriole » !

   Y a-t-il un « plan B » pour la cheminée du Canigou, voire le pic lui-même, en cas de mauvais temps ? La responsable des Mariailles a fait le point la veille au soir :

   - à 4,6km, PC 2017m, possibilité de prendre à 275° le GR10 et GRTP « Grand tour du Canigou » ; mais on atteint alors 20km et plus de 1000m de D+ !

   -au km=8,5, « Portella de Vallmanya », en prenant Az=35° on passe par la « Crête du Barbet » mais c’est « un peu exposé aussi » (4km/147mD+, 548D- ; contre 4,7km, 183D+, 583 D- ) ; c’est ce que fera un couple d’Ardéchois mais feront le Canigou depuis les Cortalets le lendemain, sans sac, pour redescendre à Batère (583D+ et 1700D-)

 

   Nuit à priori « correcte », un seul dortoir sans porte propre, isolé par un bricolage avec une couverture…quelqu’un a, paraît-il, emmené son matelas dans les…. toilettes… !

Départ 07h, il fait un peu frais mais il va faire beau, tant mieux ! Nous progressons calmement mais surement, ignorons la déviation vers le GR 10…donc ce sera vers le Canigou ! Au km=5,6 nous faisons une petite halte à la cabane « refuge Arago », mythique aussi d’après les Catalans ; une vingtaine de personnes, surtout des plus jeunes, nous doublerons avant le pied de la cheminée ; Justine (13 ans) et son papy catalan intégreront le groupe plutôt que de faire « l’élastique » entre son oncle et son cousin et nous, notre rythme « pépère » convenant mieux, donnant confiance et toute chance de réussir !

 

   C’est vers le km=7 (« Plans de Cadi ») que les « hostilités » commencent avec un sentier montant régulièrement, très « pierreux », quelques belles « marches », les mains ne sont pas inutiles.

Voilà la « Portella de Vallmanya », nous n’y bifurquons pas…donc ce sera la Cheminée ; le sommet est encore légèrement…mais surement…embrumé !

Arrive la « Brèche Durier », une voie d’escalade peu recommandée en ce moment car un bloc coincé risque de dévaler à tout instant…Le pied de la Cheminée n’est pas loin mais le sentier pour y prendre pied toujours aussi délicat et piégeux !

   Enfin, nous y voilà, au moins 80m bien redressés mais avec partout de bonnes prises (ne pas oublier la règle : toujours 3 points d’encrage !) et de petites « banquettes » pour reprendre de l’énergie, le souffle et de l’assurance ; les mains sont, bien sûr, indispensables ! Tout le groupe « débouchera » du dernier petit étranglement avec le sourire et la satisfaction « d’y être arrivé » sans trop de fatigue ni d’appréhension ; nous sommes au moins une bonne quarantaine au sommet, il ne fait pas trop froid pour l’instant…mais l’horizon est bouché ! La vue à 360° ne sera pas pour cette fois, grand dommage !

   Il est midi, nous avons mis 5h, en gros le temps prévu ; ce sont les photos souvenirs (en solo, en couples…et tout le groupe avec la « banderole LPC » dont les couleurs sont encore « portées » bien haut en Catalogue cette fois ! Nous décidons de descendre un peu, jusqu’à « la Portella » pour l’arrêt PN ; le sentier est toujours très caillouteux, pente de 10-15%, mais surtout il se met à faire bien froid et la brume  s’invite jusqu’au « Pic Joffre » au km11,5 ! Inutile de dire que PN et descente n’ont pas trainés !

 

   Pas de PB ensuite jusqu’au « Cortalets », descente plus tranquille en s’approchant du refuge (arrivée 15h)… quoique quelques gouttes de pluie…sans suite…auraient pu gâcher la fin de journée…nous retrouverons le soleil en prenant le pot d’arrivée…

Donc une belle sortie, bien « sportive » quand même, bien variée, avec le regret de la brume au sommet (mais c’est semble t’il 85% du temps ainsi !). Merci au groupe pour la confiance accordée aux 2 animateurs du jour : Jean et Armand, pour qui, ce sera le DERNIER Canigou ! (il arrive bien un moment où il faut décider que ce sera le dernier…et cela va se répéter de plus en plus souvent !

AC

- Etape 12 km – D+ 1140 m / D- 680 m, Photos ICI
 
C’est le (J5), notre dernier jour de cette aventure en Pyrénées catalanes, pris en main par Pierre qui nous emmènera vers notre dernier lieu de résidence, le refuge de BATERE. Départ dans la brume par le GR10. Le lever de soleil nous permet enfin d’apercevoir les reliefs lointains, le ciel bleu nous ravit !
Quelques passages sportifs aidés de nos mains, quelques gués bien coulants, 1100 m de descente à travers forêts et prairies sur des « balcons successifs » sur 15 km. Le CANIGOU, notre arlésienne du séjour, ne se laissera pas voir aujourd’hui encore ! Nous atteignons CORSAVY non sans apercevoir au loin la Tour de Batère ainsi que les vestiges de l’activité minière des lieux qui a cessé en 1987
– Etape 16 km – D+ 430 m / D- 1120 m , Photos ICI 
 
Un dernier apéro, un ultime carpaccio « forestier », un dernier coucher de soleil, un dernier dodo…
Sous un magnifique lever de soleil, il est l’heure de prendre le chemin du retour ! Halte à Arles s/Tech pour récupérer la voiture taxi laissée seule quelques jours, les adieux à Nadine qui ne veut pas quitter si vite le 66 ! Depuis l’autoroute, ciel clair et temps dégagé, nous apercevons enfin, LA MONTAGNE des catalans qui aura fait vibrer nos cœurs et notre enthousiasme pendant 6 jours.
Un dernier café avant de se quitter, les yeux remplis d’images (parfois floutées…) et la tête de souvenirs ! C’est la FIN de notre aventure ; elle en valait la peine…un road-trip de 71 km avec un D+ de 4100 m et un D- de 3400 m. Nous craignions la canicule et le manque d’eau…que nenni, tout le contraire ; les Pyrénées Orientales sont un peu Atlantiques cette année !
Encore MERCI à Agnès, notre Mère Thérèsa, Anne-Marie, notre photographe, Armand, notre doyen, Mapy et Jean, nos chercheurs renifleurs, Marie-Jo, Nadine et Véro, nos expérimentées, Pierre le redoublant (G1 + G2), Tic et Tac (Jul et JLuc), nos bizuts, pour votre confiance et votre bonne humeur sans faille.
-Photos, et LA
 
MimiBUR
 

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