Ce vendredi 11 octobre 2024 vers 9h10, nous sommes 15 randonneuses et randonneurs (à quasi parité, la faute à un effectif impair) à nous lancer derrière Denis sur le GR 101 en direction du nord. Le départ rando est à 1170 m selon la carte IGN, juste en dessous du bois de Prèze dans la commune de Salles. Derrière, Gilbert veille sur les traînards. La température est de 9 degrés, le ciel bleu et dégagé laisse augurer une belle journée d’automne.
Un peu plus de deux kilomètres et demie de cheminement sous les hêtres nous ont amenés à 1300 m d’altitude. Nous quittons le GR vers la gauche pour une grimpette plus sportive en direction du Soum d’Andorre, passant bien au dessous du col du même nom.
L’objectif est de rejoindre la crête qui ondule de soum en soum dans le paysage depuis l’est au col d’Andorre jusque vers l’ouest après le Soum de Conques.
Passés les 1550 m d’altitude, le sol devient plus rocailleux puis nous attaquons l’ascension des couches calcaires redressées quasi à la verticale par la tectonique et qui forment la crête dont nous atteignons l’extrémité est vers 1650 m d’altitude. Les derniers 80 m de dénivelé, bien raides, sont gravis pour certains en s’aidant des mains, facile, ils n’ont pas à tendre le bras bien loin ! Le soleil est maintenant haut et il ne fait pas froid…
Gilbert nous montre vers le sud sud-ouest la pointe du Balaïtous qui semble se cacher derrière le relief proche… Que peut-il bien avoir à se reprocher ?
Le versant sud de la crête est rocheux et tombe sur 80 m avant de se perdre plus bas en prairie et genévriers qui dévalent jusqu’au vallon. Le versant nord, plus doux, est couvert d’une forêt de hêtres qui ont déjà pris leur parure d’automne bien en avance sur leurs frères d’en bas. Nous progressons maintenant vers l’ouest en lisière de la forêt sur un lapiaz adouci par un couvert herbu et les faines qui craquent sous nos pieds. Notre attention est partagée entre le relief du sol, les troncs, racines et branches basses qui freinent nos ardeurs et les genévriers dont les ramures basses sont amoureuses de nos bâtons.
Nous atteignons le Soum d’Andorre (altitude officielle 1684 m) un peu avant 11h30, et poursuivons cette progression vers le Soum de Conques sur une sente parfois bien marquée, nous ne sommes pas les premiers à passer par là ni à contempler le panorama sur les Pyrénées admirablement dégagées et la plaine de Béarn et de Bigorre qui se perd au loin sous les nuages du nord. Le Balaïtous, maintenant dégagé de toute culpabilité, se montre épaules hautes.
Au Soum de Conques, à 1759 m d’altitude et point culminant de cette journée, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une pause repas que nous nous accordons peu avant 13h00, 100 m plus loin en contrebas vers l’ouest. Assis sur la prairie en bordure de falaise nous contemplons le vol placide des vautours fauves planant au dessus du vallon du Bergons et jusqu’à côté de nous !
Nous repartons enfin pour 1h45 de descente, observés au loin par les chevaux qui sont maintenant les rois de ces pâturages de semi-altitude, dominant les crêtes en ombre chinoise ou carrément vautrés dans l’herbe, chacun son trip. Cette randonnée se termine peu avant 15h30, nous avons parcouru 9 km pour une dénivelée cumulée de 750m. Nous nous séparons après le pot de l’amitié pris près du Gave à Lugagnan. Merci à Denis et Gilbert pour la balade, merci à nos pâtissières pour cette délicieuse crise d’hyperglycémie que nous avions (heureusement) largement compensée par anticipation.
JPL
Les photos de Pierre L. ICI, celles de Marie-Claude LA