Itinérance G2 : Le Massif du Néouvielle
Après le tour de chauffe du Jour 1 pour accéder au refuge de la Glère, dès 7h15 ce mardi, TOUT le groupe est prêt pour partir gravir le plus haut point du séjour, le TURON de NEOUVIELLE, fier de ces 3035 m.
Temps idéal pour commencer cette belle journée et l’on s’aperçoit bien vite que ce n’est pas une légende que ce massif du Néouvielle déborde de lacs.
Pour le chemin, c’est une autre histoire que l’on pourrait décrire avec un seul mot : BLOCS
Des blocs, des blocs, encore des blocs et toujours des BLOCS…
Nous passons le lac de Coume Escure, celui de « Det Mail » puis le lac Vert.
Mes chaussures, toutes fraîches ressemelées, commencent à rendre l’âme…elles n’ont pas aimé ce relief. Avec une réparation de fortune, gentiment peaufinée par de jeunes randonneurs de passage, et un long arrêt technique de circonstance,
Jean, notre guide du jour, prendra l’option d’éviter le pierrier tout en contrebas du Turon et nous fera cheminer par la droite entre le lac Bleu et le lac Glacé pour atteindre le col de Coume Estrète.
Encore un dernier effort dans un paysage minéral s’apparentant à du lunaire, pour grimper Jusqu’au cairn sommital du TURON de NEOUVIELLE.
Quelle belle récompense finale : une vue à 360° sur la chaîne ! Vers le sud, la Brèche de Roland, le Taillon, le Doigt, le Casque du Marboré ; à l’est, les 3 Conseillers (si chers à Armand) ; à l’ouest, le Pic des Castets de Marraut.
Après un PN d’exception, pas pour son contenu mais pour sa situation et un nouveau renforcement des « pneus », il est temps de songer à quitter à regrets ce lieu enchanteur.
Pour le retour, l’itinéraire est tout tracé ; aux cairns près qui foisonnent en tout sens.
Toute la troupe s’adapte dans la bonne humeur et la solidarité malgré un échauffement des coussinets qui se fait de plus en plus présent…
Après 10H d’escapade, nous rejoignons le refuge ravis d’avoir réussi cette ascension exigeante.
La logistique du LPC, mise en place sans délai par Agnès, a permis à notre pénitent aux pieds nus…de récupérer une paire de godillots neufs à l’heure de l’apéro, gentiment acheminés par un couple d’espagnols : le LPC, c’est plus fort qu’AMAZON ! Gros soulagement.
Un grand merci à Patrick P., le messager du jour.
Une belle journée de 12 km avec un D+ de 1025 m.
PW
J4 - 8 août - Chalet hôtel d'Orédon – Refuge de l'Oule - 16 KMS – 681 D+
C’est le quatrième jour, après avoir passé une soirée au chalet Hôtel, nous repartons vers une nouvelle destination. Il n’y a rien à dire sur notre lieu de villégiature, le repas du soir était bon, le petit déjeuner copieux. A 07 heures 30, tout le monde est prêt à affronter ce nouveau parcours. Nous prendrons la route sur environ 2,5 kilomètres avant de s’attaquer au col d’Aumar qui culmine à 2381 mètres. Nous arriverons en ce lieu un peu avant 10 heures, ce qui nous permettra de faire une pause, bien méritée. Tout se passait bien jusque-là, c’est Sylvie qui se trouvant sur un petit monticule rocheux va perdre l’équilibre et tomber de sa hauteur. Résultat quelques coupures dans le dos et un doigt retourné, probablement une belle entorse. Rien de grave, après être passée dans les mains expertes de Michèle et Agnès, nous poursuivons notre chemin vers les lacs Supérieur, de l’ile, de l’ours, d’estibère. Nous prendrons notre repas au lac d’Anglade, avant d’entamer la descente vers le lac de l’Oule. Force est de constater qu’après les travaux de rénovation ce dernier est loin d’avoir retrouvé son niveau normal. Vers 16h30 nous sommes arrivés à bon port et prenons un verre sur la terrasse du refuge de l’oule. La journée a été très ensoleillée comme les précédentes.
Merci à tous pour cette journée
YT
Il fait toujours beau au-dessus des nuages … Il est 7h45, grand ciel bleu, pas d’orage,
Nous voilà partis, petit raccourci en prairie,
Au-revoir lac de l’Oule, on n’est pas babacools,
On va suivre le balisage fraise-chantilly,
C’est Jean qui l’a dit !
Dans mes pas de métronome,
Du lac Inférieur à celui du Milieu, nul ne s’abandonne,
Voilà le refuge de Bastan,
De la pause «Madeleines », il est temps !
Mais moi, si j’étais un oiseau,
Après le lac Supérieur et ses belles eaux,
Je voltigerais vite jusqu’au col de Bastanet,
Comme le font les isards, j’avalerais les rochers…,
Mais avec mes 11 copains,
Tous ensembles et plein d’entrain,
Une raide montée, il a fallu avaler,
En oubliant nos mollets et nos bobos aux pieds.
Le pic de Bastan, on le laisse aux plus costauds,
Un autre jour qui sait, on sera plus chauds…
Il fait encore beau, toujours pas de nuages … On prend la descente, quelques bavardages,
Nos estomacs ne sont pas encore dans les talons,
Au lac de la Hourquette, on pourra presque faire réveillon !
Pique-nique les pieds dans l’eau,
Deux courageux enfilent et mouillent les maillots,
Pour les autres, c’est plutôt petite sieste,
Du chemin et des blocs, encore il en reste !
Tous motivés pour avaler les deux derniers kilomètres,
Devra- t’-on traverser les nuages comme le fait la lumière… ?
Au détour d’un virage, il est là, le voilà,
Notre refuge pour la nuit et le lac de Campana,
D’un profond bleu outremer,
Qui sait si ce soir, on écoutera la symphonie des éclairs…
Pour les statistiques, c’est 10200 m et 835 m gravis,
Mais pour nous tous, de repartir, une énorme envie !
Finalement, ce vendredi soir-là, il faisait toujours beau
Au dessus des nuages, après un tarot et quelques parties de Skyjo,
Il est alors venu le temps de rejoindre notre suite royale,
En attendant l’orage ou la symphonie des étoiles…
Il fait toujours beau au dessus des nuages….
MimiBUR
10/08 : 6h15, le réveil sonne dans notre luxurieuse chambrée privative de 12 places. Le refuge du Campana de Cloutou a été entièrement restauré et rouvert en aout 2022. ( La capacité de couchages est passée de 19 à 36). Tout y a été étudié pour que notre dernière nuitée y soit royale.


