SÉJOUR BARDENAS REALES 2024
TUDELA a été notre camp de base.
Trois randonnées ont été programmées, deux dans la Bardena blanca et une dans la Bardena negra.
La visite d’Olite et de son Palacio Real des Rois de Navarre a conclu notre périple.
Patrick C.
J1 CASTILDETIERRA ET CABEZO DE LAS CORTINAS
Les photos de Lulu LA, celles de Roland ICI, celles de Marie-Claude LA
J2 CASTILLO DE PENAFLOR ET ESTROZA
Groupe 1
LES AVENTURIES DES BARENCOS
Imaginez une diligence tractée par 6 chevaux transportant, dans un nuage de poussière, 18 cowboys et cowgirls. Nous sommes dans la Bardena Blanca, le plus grand désert d’Europe, perle de la Navarre, donnant à voir des paysages sculptés par le temps. « « La chevauchée fantastique » peut commencer, le décor est planté.
Nous stoppons devant une petite maison, le relais de la cabane d’Aguire, chaussons nos santiags, et nos ponchos pour nous protéger du vent. Nous partons vers l’ouest, « A la conquête de l’ouest » empruntant une piste toute aussi poussiéreuse que la première. Au bout de 500m, voici une petite grimpette, histoire de nous mettre en jambe. Devant nous une coiffe de champignon en grès posée sur un monticule d’argile et de marne (roches molles). Les couleurs ocres et rouges font parties des caractéristiques de ces paysages désertiques. Nous traversons une zone dénudée, nous sommes à découvert, et observons des vautours tournoyant dans le ciel. Rapidement nous atteignons une zone boisée, pin d’alep, chêne kermesse, Tamaris. D’agréables odeurs se dégagent, thym, romarins, sauge, lavande, et pour les yeux, des genets en fleurs, des chardons violets, des euphorbes, du sain foin mauve foncé, une végétation méditerranéenne florissante à cette époque de l’année. Nous progressons et en levant les yeux nous apercevons une tour vestige d’un château « pénaflore » ou, selon la légende, fut enfermée la princesse Dana Blanca « la prisonnière du désert ». Nous contournons cette colline, parvenons au col Paso de Cervio. Nous croisons deux cowboys sur des montures modernes (vélos électriques). Nous atteignons el Plato, et nos santiags n’apprécient pas trop ce genre de terrain pierreux, bordé d’un champ d’orge très vert, contrastant avec les couleurs déjà décrites. Avec courage et ténacité, des fermiers cultivent cette terre aride. Nous parvenons à la pointe d’Estroza, magnifique belvédère sur la plaine de Cabezos, nous admirons l’immensité de cette steppe, les contrastes des couleurs, des laqués, un paysage hors du commun. Il faut redescendre, par un sentier très pentu, glissant, à pic. Les aventuriers sont peu aventureux et jouent la prudence. Nous faisons une petite pause pour réfléchir en sortant du sac un repas frugal. Nous reprenons la route et « son nom est personne », mais que nenni, c’est le grand Clint Eastwood du jour (Roland) qui tâtonne et trouve une percée pour descendre dans le Barenco. Henri fonda (denis) n’hésite pas à se rouler dans la poussière pour aider la troupe à passer ce goulet, tandis que Robert Mitchum (Philippe) immortalise l’action. On rejoue « le rio bravo » les aventuriers se déplacent en colonne, les parois sont abruptes, les passages étroits, nous avançons et un peu effrayés, les yeux vers le haut, ouf aucun indien au-dessus de nous. Nous sortons du grand canyon, et retrouvons une piste. Nos trois chefs de troupe échangent et décident de prendre tout droit vers les marécages. Nous progressons sur des sentiers argileux, humides, et la boue colle à nos boots. Cet endroit semble le paradis des oiseaux, perdrix, merles, coucous, palombes, et bien d’autres. Nous sommes au printemps, couleuvres et vipères restent encore dans leurs abris. La faune ne fut guère visible durant notre aventure, à part quelques crottes de lapins et de renards, et des traces de sangliers. Mais la route est encore longue, nous avançons dans cette contrée sauvage « la horde sauvage ». Nous traversons cette oasis grouillant de multiples espèces et malgré les encouragements des chefs, la beauté cinématographique du lieu, une certaine lassitude se fait sentir. 21 KM, ce n’est pas rien !! Enfin le petit relais apparait, nous reprenons la diligence, « les aventuriers de l’arche perdue » se retrouvent au saloon pour déguster une petite mousse bien méritée au son du piano bar. Merci aux réalisateurs Patrick et Alan, aux figurants du LPC, au cameraman, Philippe, « aux chefs » Roland, Denis, et tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de ce film.
Nadine CJ
Les photos de Lulu ICI, celle de Roland LA, celles de Marie-Claude ICI
J3 TRIPAZUL ET EL CASTILLO MARGARITA
Tous ensembles
Arrivés au Portillo de Santa Margarita nous réussissons à parquer nos nombreuses voitures à l’entrée d’un petit chemin dans un tout petit espace.
Nous sommes 31 au départ de cette randonnée et la température est plus clémente que ces derniers jours mais il fait quand même froid.
Nous partons d’un bon pas dans cette partie des Bardenas appelée « Bardenas Negra » Le paysage est différent avec ses petits épicéas qui constituent une petite forêt.
Toute la troupe du LPC aborde la montée, certes un peu raide de temps en temps, mais pas mal d’arrêts favorisent la coutumière bonne ambiance de notre club.
Arrivés sur la partie haute les photographes s’en donnent à cœur joie car il y a beaucoup de fleurs.
Nous arrivons enfin à la « Pointe » très en avance sur le timing.
C’est alors un panorama magnifique qui s’offre à nos yeux .
Après avoir admiré tous ces paysages caractéristiques des Bardenas et si particuliers nous décidons de commencer la descente pour rechercher un endroit à l’abri du vent pour déjeuner.
Après quelques glissades et chutes légères nous trouvons un bel endroit pour grignoter le repas de l’Hotel et déguster traditionnellement quelques gourmandises et boissons « énergisantes ».
De cet endroit on voit sur l’autre versant la suite du programme de la journée c’est-à-dire une belle montée bien raide suivi d’une belle crête bien marquée avec la Tour point de passage prévu de notre randonnée du jour.
Délestés du poids des victuailles dans nos sacs (mais pas dans nos corps) nous descendons rapidement jusqu’à la « Route » qui suit la vallée.et qui mène au point de départ.
Là, après réflexion, les plus sages, soit six d’entre nous bien accompagnés par nos animateurs dévoués continuent la randonnée par la route.
Les 25 autres randonneurs s’engagent sans trop savoir ce qui les attend sur l’autre itinéraire.
C’est d’abord une pente bien raide mais heureusement courte qui nous attend, de quoi bien nous ’échauffer avant d’attaquer une très belle crête avec un petit dévers sur le parcours.
Après quoi,on monte, on descend, on remonte …et enfin nous voilà à la Tour ou ce qu’il en reste … !!!
Il n’y a plus qu’à descendre et rejoindre à notre tour la « Route »
Surprise …..car le chemin de la descente est très raide, rude et quelque fois un peu impressionnant, de quoi mettre un peu de « piquant » dans notre journée.
Bravo aux accompagnateurs qui solidairement et spontanément se sont placés aux endroits délicats pour assurer la sécurité du groupe des 25.
En utilisant les mains, sur les fesses quelque fois, tout le monde se retrouve en bas sans incident.
Nous avons parcouru 9 km avec environ un peu plus de 400 m de dénivelé.
Ensuite nous nous retrouvons tous sur la place centrale de Tudela pour nous désaltérer avec des boissons espagnoles … !!! Mais la pluie fait son apparition et écourte ce moment convivial.
Enfin nous terminons cette agréable journée par un repas de fin de séjour à Tudela dans un restaurant et une ambiance très sympathique.
Un grand merci à tous nos accompagateurs pour leur maitrise, leur bonne humeur, leurs conseils, et leur efficacité.
Un grand merci également aux organisateurs de ce séjour.
Michel C
Les photos de Lulu LA, celles de Roland ICI, celles de Marie-Claude LA
J4 OLITE


