Séjour Raquettes à LUCHON - 28/01 au 01/02-2019
Séjour raquettes à LUCHON (année 2) du 28/01/2019 au 01/02/2019
Pour la 2me année Bagnères de Luchon accueillait le séjour raquettes de 12 membres de LPC (7F et 5H); les conditions de circulation et l'enneigement, enfin abondant, s'avéraient délicats.
Il a fallu choisir des randonnées dans des lieux "protégés", toujours en partant de villages dont les accès et les lieux de parking n'ont pas toujours été évidents !
Les randonnées ne furent jamais très longues en distances mais toujours très couteuses en énergie car très souvent il a fallu "tracer" et "brasser" de la neige lourde, bien humide, parfois "tollée"; mais les paysages rencontrées furent de toute beauté, les rencontres parfois surprenantes avec des personnages "hauts en couleur" !
Côté hébergement, le petit Hôtel familial "Céleste" est à retenir pour la qualité de ses prestations, la gentillesse du personnel, la restauration...une adresse à retenir pour une prochaine visite car il y a encore bien des balades à découvrir, pas très loin finalement de "nos bases" !
Les CR des différentes randonnées vont se mettre en place au fur et à mesure de leur arrivée !
En BILAN (moyenne de divers sites de calcul): pour les 5 randonnées réalisées: 31,5km et 2191m de D+
J1: Les Granges de Labach depuis Cazaux-de-Luchon.
J2: Le Sarrat de Cousseillot depuis BENQUE.
"DESSOUS DESSUS"
Ce mardi est encore annoncé comme un jour "sens dessus dessous", neige, vent, pluie.
Hé bien non...., rien de tout cela, et très sûre de nous, nous démarrons du village de Benqué dessous ( 19 habitants, altitude : 1805 m).
Nous montons vers Benqué dessus, voir si l'air du dessus est meilleur que celui du dessous.
L'objectif du jour c'est: le Sarrat de Cousseillot ( sarrat des fiancés, traduction du gascon);
C'est presque "bras dessus bras dessous " que nous commençons notre randonnée, raquettes aux pieds dès les premiers mètres. Nous comprenons rapidement qu'il va falloir faire la trace, à tour de rôle dans cette magnifique poudreuse. On ne se "tape pas dessus", ce sera chacun son tour et les 12 marcheurs acceptent cette règle avec le sourire.
Nous cheminons à travers bois, les arbres ploient sous le poids de la neige formant des arches sous lesquelles, fièrement, nous progressons. Magnifique, féerique, esthétique, bucolique, un paysage hivernal d'exception!! Apaisant, ressourçant, nous respirons à plein poumon savourant le silence des grandes étendues cotonneuses. Nous avons quitté la forêt pour des champs enneigés sur lesquelles nous dessinons une belle trainée tout en courbe. Nous parvenons sur un plateau et apercevons des enclos pour animaux; ces derniers sont les grands absents de la balade, malgré quelques traces de lièvre et de chevreuil, aucun n'a montré le bout de son nez.
Le ciel devient gris, quelques flocons nous tombent dessus, nous prenons un pic nique en accéléré, nous n'iront pas au dessus (conditions météo obligent)
Nous redescendons, nous octroyant une petite récréation, coupant tout droit, nous volons au dessus de la neige et notre âme d'enfant "prend le dessus" . Les nuages gris s'éloignent et la neige cesse de nous mouiller et même un rayon de soleil apparait au dessus de nous.
La surpris du chef nous "tombe dessus". Les exercices de recherche d'un DVA, indispensable pour notre sécurité si une avalanche nous engloutit. Savoir chercher avec le bip du DVA, savoir sonder, pelleter pour sortir la victime, réchauffer, appeler les secours. L'improvisation, il ne faut pas "compter dessus", il faut s'entrainer, être rapide et efficace, et "prendre le dessus".
Il fait très doux, la température est bien au dessus de zéro, nous devons partir, la visite de l'église St Blaise nous attend au village de Benqué dessous. Petite église du 14 et 15ième siècle, avec de magnifiques fresques sur ses murs.
Alors la dessus nous arrivons aux voitures et d'un seul coup la pluie nous tombe dessus. Elle ne peut entacher notre bonheur, nous sommes "au dessus de cela". La journée fut merveilleuse et ce ne sont pas quelques gouttes qui vont nous mettre "au 36ième dessous" .
Merci à nos animateurs qui, par leur professionnalisme, se situent "au dessus du panier" et n'envisagent pas une randonnée "par dessous la jambe".
Bravo, et par "dessus le marché", toute la semaine fut bien au dessus de nos espérances météorologiques, et bien en dessous du scénario catastrophique qui nous était prédi.
Nous en sommes encore tous « sens dessus dessous »
Nadine et Sylvie
J3: Le village de CAZARILH-LASPENES depuis LUCHON.
Une randonnée raquettes sous "haute tension"
La météo est mauvaise, Il neige ! Nous projetons de partir pour le port de Balès. Arrivés à hauteur de Benqué-Dessus, les chaines nous lâchent. Nous faisons demi-tour pour Luchon… !
La veille, l’office de tourisme nous avait indiqué des balades « adaptables raquettes » au départ de Luchon.
Le back-up est vite trouvé : destination le village de Cazarilh-Laspènes (1000m) au départ du "cimetière" de Luchon (596m).
La neige tombe toujours.
Le sentier monte régulièrement. Nous passons sous la première ligne à haute tension provenant de la centrale du Portillon. Le sentier se redresse et passe un petit ressaut rocheux sous la deuxième ligne à haute tension qui elle provient de la centrale de Luchon. La tension monte d’un cran car la roche affleure sous la faible épaisseur de neige. Les raquettes ne sont plus un avantage !
Le chemin pénètre dans le bois. Les branches qui ploient sous la neige lourde s’inclinent devant notre persévérance. Le paysage est hivernal ! Nous passons sous la troisième ligne à haute tension !
Nous poursuivons, et, après quelques virages, nous atteignons la grande ligne droite qui nous amènera au village. La tension a baissé d’un cran. En contre bas, Luchon apparait en noir et blanc.
Il neige toujours quand nous atteignons le village. Une charmante personne, autochtone, nous accueille. Elle propose son garage pour le casse-croute. Ce que nous acceptons bien volontiers.
Nous en dérangeons les occupants : 2 chats. Ils trouvent rapidement avantages à notre occupation…. !
Après une rapide visite à l’église du village, et, divers échanges avec la population locale, notre hôte nous conseille de redescendre par le chemin, plus facile, qui mène à la centrale électrique de Luchon. Prudence oblige, nous décidons de le prendre. La tension, qui était remontée d’un cran, rebaisse à nouveau.
Le sentier descend à travers bois et les granges du Payssas. Nous arrivons sur la route du col (de Peyresourde) qui nous ramène au cimetière après un kilomètre de route.
Trois conclusions :
- Suivant le dicton breton, "qui regarde trop la météo reste au bistrot !"
- Une randonnée dans le rouge dans un univers noir et blanc !
- Des chiffres : environ 6.5km et 420m de D+
- Philippe-30/01/2019
J4: La cabane de SALODE depuis GOUAUX-de-LUCHON.
4ème jour Jeudi 31 Janvier 2019 – cabane de Salode (1 549 m) depuis Gouaux de Luchon (920 m)
Toujours un peu indécis en raison des prévisions météo assez disparates, nous partons bien couverts car il pleut à Gouaux, petit village accroché à la montagne à quelques kilomètres de Luchon. Nous le traversons (attention au verglas) et une belle piste recouverte de neige profonde et humide (donc bien lourde) qu’il faut tracer, s’élève en lacets et nous conduit aux granges de l’Echart dont certaines sont en ruine.
Au dessus, de belles prairies enneigées que nous remontons en zigzag sur la gauche à proximité du bois jusqu’à un bel abreuvoir à trois niveaux. Encore un petit effort, la pluie nous a quittés depuis un bon moment et c’est sous un soleil voilé que nous avançons. La neige est maintenant extrêmement collante mais, bien organisés, nous nous relayons fréquemment pour tracer.
Vers 1400 m, nous atteignons la piste qui nous conduit directement à la cabane de Salode à travers le bois situé au dessus des granges de Bouygues. La dénivelée est faible et régulière mais le poids de nos raquettes bien « plâtrées » pompe notre énergie. Enfin le bout du chemin s’éclaircit et bientôt la cabane de Salode nous apparait dans un univers tout blanc, bien lovée au pied d’une crête.
Située à 1549 m, cette cabane typiquement pyrénéenne est très spacieuse et dotée d’une cheminée et d’un couchage à l'étage. Nous y piqueniquons ; durant quelques secondes la pluie fait des claquettes sur la toiture, nous cherchons un arc en ciel car le soleil est toujours présent.
Pour le retour, après avoir gravi une butte cotée 1554 m, nous empruntons les prairies au dessus du bois que nous avons traversé en montant. La descente dans les champs de neige est très agréable ; nous croisons de nombreuses traces qui pourraient bien être celles de cerfs présents dans ces bois nous a-t-on dit. D’autres traces plus petites : des lapins ou lièvres peut être.
Nous ferons un petit détour pour visiter les granges du Tech, toujours utilisées: 3 vaches et un veau présents dans une étable, un seau à l’entrée d’une grange ouverte, un thermomètre géant qui affiche 8°, mais nous ne verrons personne. Ce lieu est magnifique, de très jolies granges en très bon état reliées par de petits chemins bordés d’arbres et qui, antan, servaient d’estives durant l’été.
Avant de repartir, une courte visite à la petite église du village vouée à St Barthélémy, dont l’acoustique nous a permis de profiter d’une douce mélodie à deux voix.
Journée très agréable et finalement bien ensoleillée qui nous a fait penser parfois au retour du printemps.
MFN
J5: La cabane de SAUNERES depuis ARTIGUE.
Avec un certain retard, (mais personne n'est parfait !) voici quelques lignes sur la dernière randonnée de ce sympathique séjour; comme pour les autres, il avait été décidé de partitr d'un petit village, question de sécurité et d'accessibilité; et pourtant, surprise à l'entrée du village, une pelle mécanique évacue la neige d'une coulée (peut-être "volontaire" depuis le talus surplombant pour éviter de plus amples déboires !
Il y a déjà bien du monde, et les places de P sont chères...(le site attire de nombreux skieurs de randonnée et adeptes de la raquettes, le Plan de Montmajou et le Pic de Bacanère sont réputés); 4 jeunes "culottés" avec un accompagnateur nous en "piquent" une sous notre nez...il n'y a plus de jeunesse ni d'égard pour les anciens!
La traversée du village demande une certaine prudence car des plaques de glace sournoises sont présentes par endroit; à la sortie du village nous empruntons "sagement", lorsqu'il est visible, le balisage du GR10 devant nous conduire à la cabane de Saunères; une petite hésitation à l'entrée de la forêt domaniale de "La Cigalère" nous permet de choisir un cheminement de moindre pente car le haut de ce vallon s'annonce raide...mais l'idée de descendre tout à l'heure sur ces bonnes pentes...germe déjà !
Effectivement, à la sortie de la forêt, la pente se redresse sérieusement, il faut essayer de choisir la meilleure "confort-progression" ! Celle-ci nous amène vers un petit "dévers inconfortable", à peine un peu "impressionnnant"; nous tenterons de l'éviter au retour !
Ensuite, la cabane de Saunères est vite en vue; il faut "remplir un peu les estomacs", la fatigue du séjour commence à se faire sentir, il n'est pas raisonnable d'aller plus loin car ensuite il faut reprendre les bagages à l'Hôtel et réorganiser les voitures.
Le PN s'installe donc au soleil, devant la cabane, face aux 3000m du Luchonnais; mais une brume tenace et "envahissante" nous privera de la vue sur l'Anéto, dommage ! par contre les stations de "Super-Bagnères" et des "Agudes" sont nettement identifiables.
Comme prévu, pour le retour, nous montons un peu au dessus de la cabane pour éviter le dévers malcommode; mais, gagnant un peu en altitude, la descente sera un peu plus longue, et après concertation entre animateurs, juste estimation des risques, nous décidons "d'y aller pleine pente"; evidemment nos traces ne sont pas aussi élégantes que les "godilles" des skieurs de rando...mais on y trouve du plaisir....quand on a les "bonnes" raquettes !
Nous gagnons du temps et le retour sur Artigue sera d'autant plus court ! A la sortie du village nous rencontrons 2 gendarmes du PGHM qui partent en skis de rando, peut-être pour aller inspecter l'état des pentes...ou par simple plaisir. Ils ne sont pas "causants", et même notre expert en "public-relations" n'a pas réussi à prendre contact !
De retour au P, la pelle mécanique est toujours en action, 2 tracteurs "locaux" manoeuvrent au milieu des voitures de touristes...il y a foule maintenant ! Un groupe d'une quarantaine de personnes part en raquettes...certains sont chaussés de bottes !!! Il est évident qu'à LPC, de tels équipements n'auraient pas été tolérés !
Le pot de l'amitié, les dernières causeries sur ce séjour se déroulent à l'Hôtel; il ne reste qu'à se souhaiter "bonne route" et à prendre date pour l'année prochaine en envisageant une organisation plus diversifiée pour toucher un peu plus de monde.
Mais les séjours raquettes sont exigeants et soumis aux aléas de la météo, directement responsable de l'état des routes; les équipements hivernaux des véhicules conditionnent souvent le bon déroulement du séjour. Nous n'avons pas toujours fait ce qui était prévu, mais nous avons découverts d'autres sites pour l'avenir; il faut être aussi capable de s'adapter !
Merci à tous pour avoir "joué le jeu", aux animateurs pour avoir su proposer des sorties inédites en toute sécurité !
Cette région mérite de nouvelles visites...
AC
Les liens PHOTOS:
Photos de JC: ICI
Photos de Ph Qu: ICI
Photos de AC : ICI


