SEJOUR A MADERE DU 19 AU 26 MAI 2016
JOUR 1- Jeudi 19 Mai - TRAJET GER/FUNCHAL
Ça y est ! Le grand jour est arrivé. Ce projet qui nous trottait dans la tête depuis plusieurs années voit son aboutissement se concrétiser. Jusque là les LPC, grands voyageurs devant l’éternel, se déplaçaient uniquement dans le grand sud ou chez nos proches voisins ibériques. L’organisation d’un voyage loin de nos bases, n’était-il pas utopique ? Déplacer une quarantaine d’adhérents, avec sa logistique appropriée à près de 2 000km de Ger ne relevait- il pas d’une gageure ? Et bien non ! Même si des interrogations et des doutes ont pu surgir tout le long de cette préparation, le résultat était là. Nous partions enfin vers l’île aux fleurs.
A l’heure dite, 13h30 ce jeudi, tout le monde est là pour débarquer sacs et bagages des véhicules et attendre le bus qui doit nous amener à l’aéroport de Blagnac. Un petit regret toutefois, nous devions être 37, mais le dos de Jean à eu raison de sa motivation à partir avec nous. Il est toujours frustrant de laisser quelques amis au bord du chemin ! Mais notre secrétaire préférée est bien là, avec le cœur gros, mais bien là ! !
Deux heures après, nous voilà rendus à l’aéroport. Les formalités d’embarquement remplies, notre avion peut décoller à l’heure pour Funchal. Trois heures après , nous voici arrivés à Madère sans encombre. Il est 22h30 locale (23h30 en France). De l’avion, nous avons aperçu les lumières de la ville partant du ras des flots pour aboutir très haut sur les sommets. Madère, île volcanique avec très peu de terrain plat. Nous en ferons l’expérience dans la semaine.
L’hôtesse de l’agence locale nous accueille et nous conduit en bus à notre hôtel : le Dorisol Estrelicia. Il est 23h30, le temps de reprendre des forces pour les randonnées des jours à venir. Que l’aventure commence !!!
JYSC
JOUR 2 - Vendredi 20 Mai
G1- LOMBADA DA PONTA DO SOL
Après une courte nuit à l'Hôtel ESTRELICIA suivie du briefing matinal, 13 vaillants LPCistes ont opté en hors d'oeuvre des levadas pour la dénommée « LOMBADA DA PONTA DO SOL ». Du minibus qui les véhicule vers l'Ouest, le long de la côté Sud à partir de FUNCHAL, la capitale de MADERE, ils se familiarisent avec le relief fort abrupt de cette île volcanique. Heureusement pour les déplacements, une voie rapide composée d'un nombre impressionnant de tunnels et viaducs fait le tour d'une partie de l'île. Au village PONTA DO SOL, le conducteur cherche le point de départ et revient plus bas, sans doute pour que la dénivelée du jour soit à la hauteur d'un G1. Effectivement nous retrouvons les panneaux LEDADA NOVA et LEVADA MOINHO. Ouf nous pouvons attaquer la levada supérieure. Mais de quoi s'agit-il ? Halte culturelle : à partir de 1418, date de découverte, de riches seigneurs portugais firent construire à flanc de montagne un réseau de canaux qui « apportait » l'eau vers le sud des hauteurs de l'intérieur et de la côte nord pour irriguer les cultures en terrasse, faire fonctionner les moulins broyant la canne à sucre et aujourd'hui alimenter des centrales électriques : un travail spectaculaire et titanesque accompli « à la pougne » par les ouvriers agricoles et surtout par des esclaves maures et des bagnards travaillant dans des paniers suspendus le long des parois verticales : existe-t-il un répertoire des nombreux blessés et morts ? Pour une île très accidentée de 57 km sur 23 km, 2 500 km de levadas sont répertoriés !
Nous remontons la levada NOVA constituée du canal à très faible pente et d'un sentier plus ou moins étroit (40 cm) servant de muret au canal : en contrebas des terrasses de tailles diverses permettent des cultures ici familiales de pommes de terre, ignames, fèves, haricots, choux, vignes, tomates, poivrons …. Des rambardes ou des cables équipent les passages les plus périlleux. La végétation luxuriante (fougères, lierre, mousses, bruyères,, agapanthes bleues ou blanches, …. et même des spécimens de lauracées, arbres primitifs de l'île) dissimule la verticalité des gorges où s'écoule la Ribiera da Ponta do Sol. Des cascades jaillissent et taillent parfois les parois de façon rectiligne : gare à la douche. Des tunnels permettent de transpercer les éperons rocheux : les géants du groupe doivent apprendre sur certaines portions à courber l'échine. Sinon sur le crâne un impact vers plus d'humilité pourra être observé lors d'une pause.
Au bout d'une heure environ, nous arrivons au départ de la levada dans le bassin rocailleux de la rivière : le canal maintenant effondré est en cours de réfection. Un petit barrage où s'accumulent roches et cailloux permet d'estomper la furie des eaux en cas de crues. Comme des lézards, nous nous répandons sur les cailloux pour le PN.
Roland ayant constaté que le lit de la rivière était difficilement praticable, nous rejoignons la levada Nova et à la 1ère bifurcation descendons par un sentier étroit et raide au niveau de la levada inférieure MOINHO qui servait autrefois à faire tourner un moulin d'un baron belge du sucre. Avant l'arrivée au village de PONTA DO SOL, des parkings au milieu de nulle part nous interpellent : des excédents de subventions européennes ?
Notre randonnée du jour se termine à la chapelle du village près de laquelle un monument représente la vie rude des habitants cultivant les terrasses : une houe au manche recourbé surmonte un bloc creusé de sillons teintés du sang de la terre. Cet outil sert à creuser dans la terre rougeâtre volcanique légère les sillons de culture.
Même en terrain inconnu, nos guides Christian et Roland ont réalisé un sans faute comme d'hab pour cette rando qui s'est avérée un excellent entraînement soft pour les jours à venir : 12 km et presque 200m de D+. Le plaisir et la découverte ont supplanté la performance. Dans le bus de retour, nous découvrons sous la lumière vespérale les plantations de bananiers (y compris dans les zones urbanisées), les maisons bien entretenues anciennes comme récentes, les falaises surplombant l'océan. Il se confirme que les automobilistes maîtrisent parfaitement la conduite sur des routes et rues accidentées : les champions du démarrage en côte et manœuvres délicates comme les marches arrière en montée ! Pas d'égratignures sur les carrosseries contrairement au crâne de votre serviteur au cours des étapes à venir.
JCD dit Jean Claude le grand.
G2- LA VALLEE DE TABUA
La première randonnée sur la Levada Nova nous fait découvrir la vallée de la Ribeira da Tabua. Jean-Yves S-C et Daniel encadrent notre groupe, nous sommes 13 à partager l' émerveillement du premier jour de découverte. Nous nous propulsons « à la queue-leu-leu » le long des Levadas , ces canaux d' irrigation dont la construction a débuté au XVIème siècle et s' est développée durant les 3 siècles suivants ; à ce jour le réseau de levadas compte 1000 km. Elles sont vitales pour l' alimentation de l'île pour la consommation et l' irrigation. Sur de petites parcelles en terrasses sont cultivées les patates douces, les bananes. Le long des barrières de sécurité parfois les passages sont étroits, les versants vertigineux. Les tunnels nous donnent l' occasion d'inaugurer nos lampes frontales, sous les rires bien révélateurs de l'ambiance du jour. De belles agapanthes bleues d' autres blanches, agrémentent notre parcours, des fougères arborescentes ou autres chayotes (christophines) couvre-sol attirent l' attention des photographes … Sur les versants côtiers de belles vues vers l'océan s'offrent à nous. Nous retrouvons les G3 avec Elisabeth et Louis au hameau de Sitio da Ribeira da Tabua où, comme nous, ils ont cherché l'église indiquée, le chemin fléché menait au café !
Après ce premier parcours de 13,4 km sur une D+ insignifiante mais un dépaysement total, nous attendons impatiemment les balades suivantes , certaines procureront de drôles de surprises …
(à suivre )
Lysiane
G3- LEVADA NOVA
JOUR 3 - SAMEDI 21 MAI
G1- CALDEIRAO DO INFERNO
Ce matin, l’air est doux, une légère brume voile la mer et nappe les sommets : « c’est habituel sur l’île » nous diront les Madériens.
Direction le Nord-Est à la découverte de nouvelles levadas.
Nous empruntons la route prise de nuit, le soir de notre arrivée, découvrons avec un certain étonnement le gigantesque ouvrage de l’aéroport de Funchal et comprenons pourquoi il est répertorié comme un des plus difficiles au monde (heureusement, nous repartirons de nuit …). Les Madériens n’ont pas fini de nous surprendre et de nous impressionner !
Une route sinueuse et densément boisée avec des vues éblouissantes sur la côte découpée et ses villages en surplomb, nous mène de Santana au parking de Queimadas, des « pousadas », maisons aux toits de chaume rappellent les anciennes habitations de l’île ; c’est le point de départ de notre rando qui nous mènera dans un premier temps au « chaudron vert ».
Familiarisés depuis hier avec les levadas, le plus souvent aériennes et serpentant sur le flanc des montagnes, nous retrouvons une tout autre ambiance ; cette levada s’écoule à travers une végétation abondante et luxuriante d’hortensias, géraniums sauvages, agapanthes et d’enchevêtrements de bruyères et fougères arborescentes. Dès le départ un élégant sapin aux branches en chandelier s’impose à nous. Le sentier est large, les à-pics vertigineux sont étouffés par une végétation dense. Nous cheminons dans cette jungle madérienne aux senteurs de terre mouillée et nous nous enfonçons dans la majestueuse vallée de « la Ribeira dos Cedros », un petit roitelet, le « bisbis » espèce endémique de l’île, saute de branche en branche…. La sente, sécurisée par des câbles, se rétrécit. La poursuite de la levada se continue à flanc de falaise. Nous nous arrêtons souvent pour louer le travail de ces hommes et chercher à comprendre comment ils ont pu réaliser de tels ouvrages sur ces falaises abruptes, inhospitalières, et d’après les photos entraperçues en librairie inconfortablement suspendus dans le vide.
Le parcours dans cet univers vertical où la mousse règne et la flore foisonne est sublime et ludique ; nous laissons passer de jeunes « traileurs », en mal de performance, qui n’hésitent pas à sauter dans le canal pour nous doubler et bien sûr nous éclabousser…Le canal se faufile dans un tunnel d’une noirceur totale, nous sortons nos frontales et avançons lentement : malheur à celui qui surveille trop ses pieds, en oubliant sa tête….les « touchés » mais pas « coulés » se compteront à la sortie… nous courberons le dos à plusieurs reprises pour franchir d’autres tunnels….passerons des ponts…Après deux heures de marche, (les arrêts sont nombreux ! prises de photos, reconnaissances de plantes devant cette végétation fascinante, coups d’œil vers le fond des gorges ou la mer…) le spectaculaire « Caldeirao Verde » avec sa cascade vertigineuse (de 70 à 100 m..), son cirque aux murs végétaux et droits, son bief d’eau verte nous époustouflent….on admire, on s’éblouit, on goûte l’eau, on mitraille et ….on laisse la place au G2.
Nous repartons à 13 pour la Caldeira do Inferno , nous continuons sur la levada de départ, un peu plus sauvage mais sécurisée , le parcours surplombe la Riviera Grande, les vues sont là encore renversantes, pas de tunnel mais des escaliers en bois que nous descendons et remontons, nous permettent de contourner la levada taillée dans la falaise surplombante. Une série d ‘escaliers en pierre (nous les avons comptées au retour…) nous propulsent à la levada supérieure (alt 960 m) puis une série de tunnels nous amènent à la Caldeira do Inferno. Lieu magique pour installer notre PN mais nous ne sommes pas les seuls à profiter de cet endroit grandiose…nous nous installons au soleil, de fines gouttelettes nous rafraichissent, émerveillés devant tant de beauté, le cœur léger nous entamons un « Se Canto » repris par quelques Toulousains en balade.
Nous avons parcouru 18 kms, passé une dizaine de tunnels, monté et descendu 350 marches et pris quelques petits coups à la tête…
Nous rentrons au bus les yeux pleins de paysages que nous n’oublierons pas et heureux d’avoir randonné dans l’un des coins les plus reculés et les plus sauvages de l’île.
Et pour finir ….tout au long du chemin des petites devinettes surgissent….
A quoi reconnaît-on un guide chevronné ?
A quoi reconnaît-on un GO expert?
A quoi reconnaît-on un LPCiste ?
…
(à son bob bariolé - à sa bonne humeur - à ses chaussettes…. si vous hésitez, demandez à notre secrétaire préférée.)
Un grand merci à tous nos organisateurs et animateurs du jour.
Sylvie
G2- CALDEIRAO VERDE
Pourquoi se compliquer la vie au G2 puisque le G1 nous ouvre la trace, rédige une bonne partie de notre compte-rendu, nous confie une de ses ouailles pour agrémenter notre retour …. et a même veillé à actionner régulièrement lors du tracé Aller une sorte de « corne de brume à clochettes » qui a permis à Elisabeth, alors aux commandes de notre groupe, de se repérer sans GPS ni carte. Vous aurez reconnu le rire de Louis, parti avec le G1, qui perlait (j’ai cherché en vain un autre verbe « cristallin ») à intervalles réguliers pour parvenir jusqu’à nos oreilles à travers cette jungle dense et luxuriante ….
Au chaudron vert c’est affluence ; les groupes se succèdent ; une guide madérienne indique d’un ton d’adjudant à ses clients : « half an hour », assorti de la hauteur de la cascade et sans même les accompagner au chaudron, attaque son pique-nique en discutant avec sa collègue. Ah les animateurs LPC c’est quand même autre chose même si on ne saura jamais si cette cascade faisait 70 ou bien 100 m, mais certainement pas 300 m comme lu dans un guide !
Notre repas est agrémenté par quelques oiseaux en mal de pique-nique et se termine bien sûr en photo, histoire de prouver que nous sommes bien venus ce jour au Chaudron vert.
Le retour vers Queimadas est confié à Roland ; nous avons tout loisir de nous arrêter pour nous reposer et contempler ; une pensée pour ces hommes qui à coup de pioche, burin, mine, ont entrepris de dompter leur île, d’en faire un lieu capable de les nourrir et aujourd’hui de nous enchanter. A l’arrivée on prend le temps de lever la tête pour tenter de reconnaître toutes les essences d’arbre amenées ici par les forestiers madériens depuis toutes les parties du monde, essences à partir desquelles ils ont fait leur choix pour le reboisement de l’île en Eucalyptus, Pins, Cèdres, Cyprès, Sapins etc …. la forêt primaire, essentiellement composée de Lauriers, ayant été incendiée volontairement par les premiers habitants de l’île pour accélérer le défrichement.
Nous étions 13 à l’Aller et 14 au Retour pour parcourir environ 13 kms.
CC
G3- PICO DAS PEIDRAS
Le Jour 3, le G3, fort de ses 9 membres est parti lui aussi de Pico Das Pedras pour une promenade bucolique sur le « caminho para todos » qui longe la levada do Caldeirao.
Un chemin plat sans difficultés, sauf que la profusion de plantes, d’arbres et arbustes en fleurs, a obligé le groupe à adopter un train « rando-Santé ».
Première découverte du géranium de Madère, espèce endémique s’il en est. Tous les 4 ou 5 pas il fallait s’arrêter pour apprécier, commenter et photographier toutes ces espèces qui, même si certaines sont connues dans nos contrées, les agapanthes par exemple, elles prennent ici des proportions exubérantes.
A la fin du chemin, et avant d’entamer le retour juste un peu plus rapide, nous avons pu admirer les premières maisons en bois et aux toits de chaume en forme de V renversé : les casa de colmo. Retour à notre point de départ, petit pique-nique dans ce site aménagé, puis nos chauffeurs profitant de leur pause repas à Santana, nous y ont accompagnés.
Santana est un très beau village aux nombreuses maisons au toit de chaumes, son marché, ses espaces publics fort accueillants. Nous y avons déambulé tout en admirant tout cela, avec quelques haltes pour se désaltérer ….. certaines ont même trouvé chaussures à leurs pieds. Une petite incompréhension linguistique avec nos chauffeurs nous a empêchés d’aller visiter un promontoire en bord d’océan, pensant manquer de temps. Heureusement les bancs publics nous tendaient les bras afin d’attendre confortablement le retour des G1/G2 partis pour des aventures plus sportives.
Beau temps, belles fleurs, jolies maisons et bancs confortables …une bien agréable journée !
Daniel B.
JOUR 4- DIMANCHE 22 MAI
G1/G2/G3-PORTO SANTO - PICO BRANCO
Excursion à Porto Santo
Lever trop tôt ce 22 mai, puis départ en bus puis sur le ferry « lobo marinho », deux heures et demi de traversée par une météo variable sur ce joli bateau en fer, vue de dauphins, de mouettes et autres goélands et zinc à l’atterrissage et décollage depuis la piste sur pilotis, arrivée au port de l’île, montée dans un autre bus et direction la montagne, vue de l’usine de transformation d’algues en biodiésel.
Groupes 1et 2 en montée entre les terrasses, c’est tout pelé grâce aux lapins, Que fait la Myxomatose!!! au sommet la brume nous rattrape. Ambiance d’estampe japoniaise.
Retour humide puis faire manger les dents au restau évitant ainsi les récriminations sur les casse-dalles et la pluie s’arrête café et visite de la ville, église baroque avec Cène en ronde bosse à l’échelle 1 , ces treize bougres ne nous ont pas offert un coup de rouge ni le pain ni le rompit…mais ce n’était peut être pas là . et les Jésus baroques tirés au plomb à bécasse…..
Beau parc avec araucarias, et autres merveilles végétales, obélisque allégorique des conquérants navigateurs avec sabres et goupillons, plage pour les unes et autres ……
Retour bateau et météo variable comme d’hab…vue des sommets entre deux couches de nuages.
Arrivée sans embrouilles…. LPC rules OK !
Beau ramassis de phrases sans verbes signé Louis ROGER, pour vous servir …..
JOUR 5 - LUNDI 23 MAI
G1- PICO RUIVO ET PICO DO ARIEIRO
LA RANDONNEE DES MILLES MARCHES
Equation de départ
3 groupes, 2 bus, 2 points de départ, 3 points d'arrivée, pluie annoncée
Au secours LPC !!... "Les Jean-Yves "sont là et de deux" passements de jambes " à la Ronaldo et l'équation insoluble ne l'est plus:
3 groupes, 2 bus, 1 point de départ, 2 points d'arrivée, soleil asuré
Départ depuis Achada do Teixeira, nous marchons sur la mer.... de nuages vers le Pico Ruivo ( 1862 m ) point culminant de l'ile ; montée tranquille sur 6 km jusqu'au sommet, 360° de merveilles !! Petite restauration (11h 15 ) et photo de groupe et voilà le G2
Descente à l'ouest jusqu'à la bifurcation vers le pic de Arieiro ( rencontre du G3 très en forme ) sur un sentier très bien entretenu au milieu de ce qui reste d'une forêt brûlée mais en cours de replantation .Le sentier ouest est barré ,l'option est s'impose et avec elle les premières vraies marches sur une pente sévère jusqu'au col. Descente très raide coté ouest mais bien sécurisée dans un décor à la fois minéral et végétal, falaises, gorges, pics, émerveillement à chaque marche pour celles et ceux qui ne regardent pas que le bout des chaussures !...(il vaut mieux cependant les regarder ), quelques courts tunnels et enfin un petit promontoire avec terrasse pour le PN. Le sevice café est assuré par Jean-Claude, le service Valda par Odette. Nous revoilà sur le sentier ...Chut ! nous fait signe André qui de ses yeux perçants vient d'appervoir un couple de perdrix ... habituées aux randonneurs et qui vont se régaler des excellents sandwiches que nous n'avons pas terminés... Encore quelques tunnels un peu plus longs et toujours ce décor à couper le souffle alors que nous en avons bien besoin car les marches sont de plus en plus hautes (c'est le ressenti !!) . Le pic de Arieiro est en vue tout là-haut, le sentier est maintenant sur la crête, le vide à droite et à gauche. Petite halte sur le belvédère avant la dernière montée vers " la mousse " et quelques photos sur le sommet (1816 m)
Journée magnifique ,randonnée exceptionnelle, vertigineuse, merveilleuse, époustouflante, fantastique, inoubliable et pour tout dire... céleste !!
Bilan : 9,4 km, 869 m de D+ et 635 m de D-
Bernard B
G2- PICO RUIVO/COL D'ENCUMEADA
Randonnée d' altitude une des plus belles de Madère, il aurait fallu se méfier !
Partis à 15 pour 12,5 km et 550 m de D+ avec 1140 m de D-, étalés sur une très longue distance, voilà pour l' objectif… Départ d'Achada Do Teixeira vers le col d' Encumeada par le Pico Ruivo de Santana, point culminant, là-haut rencontre avec le G1 pour la photo du jour. Vue panoramique avec l'océan en toile de fond. Descente rapide parmi une foultitude de plantes endémiques ou connues, ici les vipérines bleues ont notre taille. P N de 30 minutes. A partir de là : montées et descentes se succèdent et les doutes s'installent, le temps passe, Daniel ne râle même pas, le calme et la sérénité d' Elisabeth génèrent une grande homogénéité dans le groupe qui traverse les paysages montagnards. Panorama spectaculaire au-dessus des nuages. Chutes sans gravité, hypoglycémie vite étanchée pour Lysiane, conseils d'Elisabeth et générosité de tous... Tout ce petit monde serre les dents devant tant de difficultés, succession de centaines de marches, on monte on descend, on descend et on monte …Jusqu'au bout le sentier de randonnée sur les crêtes quelquefois vertigineux mais toujours sécurisé nous rassure, la vue est tantôt sur le côté nord tantôt vers le côté sud vers le Curral et la Ribeira Brava.
Et là, victoire ! Jean-Claude (le grand) du G 1 sorti de nulle part vient à notre rencontre et nous encourage jusqu'à la fin. Fourbus et crevés nous avons fait un vrai G1 : 15 km parcourus avec 798 m en D+ et 1140 en D – pour 7 h de marche ! Bravo à tous ! On recommencera …
JC la Crampe
G3- PICO RUIVO
Nous voilà donc partis à l’assaut du Pico Ruivo qui, depuis le parking, se dresse majestueux face à nous. Les conditions météo paraissent idéales et mettent en confiance les moins aguerris du G3.
Un bon équipement est semble-t-il nécessaire ; mieux vaut semble-t-il être bien chaussé !!!!
Finalement, nous découvrons un chemin pavé, comme nous le sommes, de bonnes intentions.
Autour de nous, des paysages variés, des vues grandioses, sur l’Océan et l’île de Madère. Malheureusement, les incendies de forêt ont modifié certains secteurs, mais la nature sait reprendre ses droits.
En chemin, nous croisons ou doublons les « galériens » qui aménagent ces sentiers, portant à dos d’homme des sacs de ciment et de sable. Respect pour eux !!!
Nous croisons également un groupe qui redescend déjà et nous toise avec condescendance, nous les petits, les sans grade, mais toutefois nous encourage à redoubler d’efforts pour atteindre le sommet. Merci à eux !!!
Nous ne serons pas déçus, une vue à 360° s’offre à nous,. Que du bonheur !!!
Après une longue contemplation, il nous faut penser au retour ainsi qu’au moment de sustentation gastro-aquatique, car je précise qu’en haute montagne, on ne plaisante pas avec la désaltération. J’ai appris cela des « grands ». Voilà un coin ombragé qui n’attend que nos fesses malmenées. Les paniers repas sont appréciés, surtout par la faune locale. La flore aura également droit à sa part d’arrosage. Sans doute le souci du partage…
La descente se fera d’un pas joyeux. On entendra même quelques chants pyrénéens retentir et résonner, amplifiés par l’écho des montagnes. « Tiens, des Basques ! » diront quelques ignorants que nous croisons. Heureusement, la queue du peloton saura rétablir la vérité et rendre à Roland ( pas Allain, mais Alfred), la vérité qui lui appartient.
De retour au parking, c’est la satisfaction générale après une belle journée ensoleillée et surtout la victoire sur le Pico Ruivo. Même les bizuths de l’équipe s’en sont donnés à cœur joie ; même pas un bobo, même pas une ampoule, même pas mal, juste quelques colorations dorsales.
JCCD dit Jean-Claude le petit.
JOUR 6 - MARDI 24 MAI
G1- LEVADA DA ROCHA VERMELHA
C’est un effectif réduit à 8 LPCistes qui se présente ce matin au départ de la randonnée qui porte le nom prometteur de « La levada da Rocha Vermelha ».
Une fois n’est pas coutume, la rando commence d’abord par une descente de près de 500m de dénivelée. Après un tronçon commun G1, G2, G3 effectué sur une petite route en enrobé, nous nous engageons sur les chemins ombragés, bordés d’une végétation luxuriante. Des bruyères arborescentes très denses s’enchevêtrent pour former un quasi tunnel végétal au-dessus de nos têtes. Après les tunnels en dur des jours précédents qui ont laissés quelques traces sur les crânes, gare aux distraits qui risquent de se prendre une branche dans la figure !
Nous retrouvons des marches, chères à certains, qui nous mènent à une première levada, puis un sentier plus rustique jusqu’à une 2ème beaucoup moins fréquentée que la précédente.
Un bel ensemble de géraniums palmatum et de marguerites en bordure du canal agrémente le paysage de ses belles couleurs et provoque l’admiration.
La faune se montre très discrète, à l’exception ici ou là de quelques pinsons peu farouches semblant habitués au passage des randonneurs et attendant quelques miettes de pain. Là également quelques truites défiant le courant ou se reposant à l’abri du remous des cascades.
C’est au creux d’un thalweg bien ensoleillé et tranquille, que nous jetons notre dévolu pour entamer le « picnic » du jour.
Continuer sur le même chemin ou profiter de notre proximité pour faire un détour aux « 25 sources » (programme du G2) ?..... la 2ème option est retenue à l’unanimité.
Par ce bel après-midi ensoleillé, la balade le long des canaux et les nombreuses cascades est rafraîchissante. Balade agrémentée de quelques séquences d’aspersion qui font surgir des cris de protestations chez les un(e)s, des rires chez les autres.
Le retour s’effectue par le même chemin, avec un finish remarqué, en mode « pas de course » pour certains. Nous retrouvons nos amis du G2 et G3 vers 15h30 au petit col où sont garés les 2 minibus qui nous attendent.
Nous avons fait 14 km et un D+ de 500m
Roland
G2-Levada LES 25 SOURCES à Rabaçal
Nous l'avons pensé, le G3 l'a écrit ! Nous qui croyions avoir l'exclusivité !
Et oui, ici tout pareil que Gavarnie, ou presque ... Très beau parcours très praticable dans une verte forêt enchantée de bruyère arborescente, laurier ... bordures très fleuries de mauve, rose, blanc, très belle cascade à l'arrivée dans un lieu charmant ! !
"Ce chemin romantique compte parmi les itinéraires de levada les plus beaux et aussi les plus populaires de l'île" disait le dépliant .... ! et ouiiii ! C'est comme partout, il faut y venir tôt le matin et grâce au LPC nous avons bénéficié d'un aller tranquille avec à l'arrivée la chute d'eau pour nous tout seul ; pour le retour, les abondants croisements de groupes ont toujours été courtois, les très nombreux visiteurs de diverses nationalités étant tous enchantés par les lieux !
Alors que je m'étonnais de tout ce monde une autochtone m'a répondu en souriant " Ahhhh ! C'EST Rabaçal !"
2 de nos pyrénéennes se croyant tout près de Lourdes ont même mis genou à terre ... heureusement nos vaillants Daniel et Louis ont une bonne trousse à bobos dans leur gros sac à dos ... Un pschittt et ça repart !
env 9 km et 320m D+
Au fait, qui a compté les sources ?
SL
G3- LA CASCADE DE RISCO
La journée s’annonce ensoleillée, Tant mieux.
Départ en bus depuis l’hôtel jusqu’au plateau de Paul Serra. Un air de Col d’Aspin avec bestiaux qui se sentent chez eux au milieu de la route.
Brr, qué frio !!! Le vent frais du matin balaie le plateau. Ce sera le point de départ de notre balade vers la Cascade de Risco : fastoche, il n’y a qu’à se laisser glisser le long d’une route goudronnée en pente vers le bas, réservée aux randonneurs excepté un bus-navette sorte de voiture balai pour éclopés ou petits mollets dont nous ne sommes pas.
Une première halte sur un passage à gué où notre curiosité est attirée par un banc de truites, pensons-nous ; pas de pêcheur confirmé pour affirmer.
Le chemin s’arrête après 2km de descente « vertigineuse »sur le parking d’une maison forestière et de là, un sentier en partie pavé le long d’une levada nous mène à la cascade.
Ce n’est pas Gavarnie, puisqu’il n’y a pas de glacier ; mais cela reste grandiose au milieu d’une végétation luxuriante ; une suite de cascades se terminant dans la vallée après 200m de chute.. De là partent les levadas qui irriguent les cultures en terrasses de l’île.
Il est midi sonné, il faut penser au retour et l’équipe de recherche nous dégotte un endroit idéal pour les agapes : menu varié, entrée plat dessert, boisson comprise.
Avant de repartir et comme il va falloir mettre un coup de collier dans la remontée, Aurore fait sa distribution de fruits secs et Jean-Yves notre guide du jour, dégoupille le récipient métallique dont lui seul connaît le secret du nectar contenu. Un bon « goulup » de cette potion magique nous donnera le courage nécessaire pour un retour qui se fera sans encombre.
Remontée sous le soleil, ça cogne, mais la détermination l’emporte sur toute autre considération.
En conclusion, très belle balade, pas trop éprouvante, mais semble-t-il, le lendemain certains mollets en porteront les stigmates.
C’était un peu Gavarnie par sa fréquentation sur espace exigu, mais tout le monde a droit au bonheur.
JC le Petit.
JOUR 7 - MERCREDI 25 MAI
VISITE DE FUNCHAL
Ce mercredi sera consacré à la visite de la capitale de Madère FUNCHA qui compte 100 000 habitants sur 262 000 répartis sur les deux principales iles de l’archipel. Départ en bus de notre hôtel sous la conduite de notre érudite guide du jour. Premier temps fort la visite du Marché (Mercado dos Lavradores) avec arrêt aux stands des fleurs : agapanthes, amaryllis, anthurium, arum, azalées, bégonias, orchidées, Euphorbes, fuschias, géraniums, Jacaranda, jasmin, magnolia ; oiseau du paradis colorent les stands. Deuxième arrêt aux stands des fruits où on a pu déguster et acheter quelques espèces exotiques : ananas, mangues, papaye, goyave, fruit de la passion tous succulents. Troisième arrêt aux stands des poissons avec l’espada ou poisson épée (ne pas confondre avec l’espadon) d’une belle couleur vernissé noir et des énormes thons rouges en cours de débitage.
A la suite de cette visite, nous avons pris le téléférique qui nous a transporté à Monte, ville au-dessus de Funchal, puis un autre qui nous a descendu au jardin botanico ; 80 000 m2 répartis en plusieurs parcelles composent cet étonnant jardin botanique créé par l’ingénieur Rui Vieira en 1963. On y rencontre plus de 2000 plantes exotiques.
Puis nous sommes allés visiter le jardin des orchidées par des ruelles escarpées ; ce jardin conçu par une famille autrichienne compte 50 000 plantes dont 6 000 orchidées de différentes formes et couleurs.
Comme il était presque 13 heures, le bus nous a redescendu à Funchal pour rejoindre le restaurant ou un menu local à base d’espada nous a été servi. Retour au bus par la rue Santa Maria et ses étonnantes portes d’entrées peintes, pour nous conduire dans un atelier de broderie artisanale où nous avons suivi les différentes étapes de la fabrication manuelle des broderies madériennes.
Il était temps après de se désaltérer (si on peut dire) à la cave de production de Madère D’Oliveiras où on a pu tester trois sortes de vins : demi sec, demi doux et doux sur de gros tonneaux transformés au milieu des barriques.
Par de petites ruelles nous sommes descendus à la cathédrale de Sé. Construite au XVe par des chevaliers de l’Ordre du Christ : façade en basalte noir, tuf rouge et crépi blanc. Plafond de la nef, réalisé en caissons bois ciselés, sur des arcades de lave peinte. Splendide !!
A la sortie, photo de famille sur le parvis pour la postérité, puis retour au bus par l’avenida Ariaga. Une bien belle journée culturelle qui nous a fait apprécier une autre facette de cette ile attachante.
JYSC
JOUR 8 - JEUDI 26 MAI
CAMARA DE LOBOS
Dernier jour de notre séjour à Madère. La matinée est occupée à faire les bagages et pour certains continuer la visite de Funchal. Après le repas de midi, il est décidé de faire la dernière randonnée du séjour pour rejoindre par un sentier cotier de 7,5 km, le petit port de pêche de Camara de Lobos. 9 d'entre nous vont faire le trajet en taxi, pendant que les autres, partis de l'hôtel, rejoignent le frond de mer pour accéder au parcours emménagé. Au milieu de notre progression, la seule ondée de la semaine nous surprend ! heureusement un abris bienvenu nous permet de laisser passer l'averse. Reprise de la rando sur le parcours créé sur pilotis avant d'aboutir dans la petite anse de Camara de Lobos (la chambre des loups, en relation avec les nombreux phoques moines ou loups marins qui y résidaient à la découverte de l'ile).
Même s'il est devenu un lieu touristique fréquenté, le village a su conserver un certain charme avec son vénérable quartier des pêcheurs et ses barques colorées. Le port est cerné de bars accueillants, et c'est dans l'un d'entre eux que nous avons pu tester la spécialité locale le cocktail NIKITA (à base de glace, sucre de canne, bière ou vin blanc, assez cremeux).
Retour en taxi à l'hôtel, pour se préparer au dernier repas pris dans un très bon restaurant du secteur. Puis il a fallu faire les adieux à notre résidence, pour partir en bus à l'aéroport où nous attendait notre avion. Aterrisage en douceur à l'heure dite à Blagnac où notre bus nous a ramené sans encombre à Ger à 6h10 après une nuit sans sommeil!!
Et c'est la tête pleine de très bons souvenirs que nous nous sommes séparés, en attendant de prochaines aventures.
Merci à tous pour votre participation à ce séjour, votre bonne humeur et votre convivialité. Un grand merci à notre responsable tourisme JYB pour son excellent travail de négociation, et un grand merci également aux animateurs des randonnées qui ont oeuvrés pour que tout se passe bien. On recommencera !! Cette année notre club a quand même déplacé 63 adhérents sur les 2 séjours organisés au mois de mai. Ce qui n'est pas une mince affaire !! Bravo à tous, les Madériens et les Aveyronnais. A bientôt pour de nouveaux séjours.
JYSC
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- J3 G1 Caldeirao do Inferno : ICI
- J4 Porto Santo : ICI
- J5 G1 Pico Ruivo et Arieiro : ICI
- J6 G2 25 fontaines : ICI
- J7 Funchal : ICI
- J8 Portes peintes Funchal : ICI
- J8 Matin Funchal : ICI
- J8 Camara de Lobos : ICI
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