SÉJOUR AU PAYS BASQUE (Hendaye) DU 24 AU 27 SEPTEMBRE 2015

JOUR 1 : JEUDI 24

 

G1 : Le Mandalé

 

jeudi 24 septembre : G1 le Mandalé (573m )  dist 15 kms et plus de 900 m d+

 

        Apres avoir fait chauffer les GPS pour trouver le centre d'accueil à Hendaye direction BIRIATOU point de départ de la randonnée.Ce village basque est un petit bijou avec mairie,église,fronton et .....bistrot inséparables. Les fêtes courant novembre sont faciles à faire : tout est groupé.

 

Calme aujourd'hui ce lieu ne l'a pas toujours été puisqu' il est victime de chaque invasion espagnole surtout celle de 1813. Cette année là, dixit Dominika, les hauteurs de Biriatou furent le point de résistance des armées du Maréchal SOULT qui battent en retraite face aux 20000 soldats espagnols, portugais et anglais.

 

Dernier vestige de cette bataille que nous rencontrons à 567m et que nous traversons : le fossé qui correspond à l'ancienne REDOUTE DE LA BAIONNETTE (redoute = point de fortification isolé en montagne). Vous l'avez compris, montée GR10 sans histoires (sauf celles intéressantes de notre ami DOMI).

 

Au sommet borne frontière n°9 et surtout magnifique panorama (le 1er du séjour et pas le dernier) de IRUN à la côte landaise en passant par la côte basque sans oublier Bayonne et son stade à moins que ce ne soit la ZUP. Vue à 360° sur le programme du séjour :les 3 Couronnes(ça vous parle?) la rhune,le jaiskibel etc... PN royal, le meilleur du séjour ; les suivants seront préparés par un traiteur local Sodexbogaray qui devrait faire un stage chez nos charcutières, cuisinières, patissières du LPC.

 

En descendant beau groupe de CROMLECHS, grosses pierres disposés en cercle qui sont des sépultures de la préhistoire au centre duquel on enterrait l'urne des cendres du défunt probablement un berger (milesker Domi). Plus bas une superbe arête rocheuse,le ROCHER DES PERDRIX avec plate forme faisant penser au dessin animé "le roi lion". Dans le groupe LPC des lions  et des lionnes mais pas de lionceau à présenter. (  Recommandé le site internet "rocher des perdrix au XOLDOKOGAINA"  avec caméra ).

 

Mais où sont passés les G2 : pas vus de la journée : devant? derriére? au bistrot? à la douche? trop rapides! Retour en douceur à BIRIATOU avec halte à l'église et au bistrot. Le cidre servi avec adresse par le patron (oxygénation ) remplace la bière sur conseils de Dominiskia et aussi parce que l'altitude minimale requise pour la biére au Pays Basque n'est pas atteinte :1664m.

 

Reste la dernière difficulté de la journée : retrouver le village vacances à HENDAYE : à vos GPS !! J'oubliais la météo : grand beau temps comme souvent au PAYS BASQUE du moins quand le LPC y va!!

 

JF

 

G2 : Le Xoldokogaina

 

Après une prise de contact rapide avec le centre Bella Vista  qui nous accueille à Hendaye, quelques merveilles gentiment offertes par Monique H., les 29 marcheurs du G2 quittent le centre de Biriatou aux environs de 10h.

Nos guides du jour Jean-Yves, Daniel et Patrick nous proposent une halte dans la coquette église du village. Le groupe prend ensuite la route, d’un pas tranquille et régulier, puis s’engage dans un sentier qui s’élève doucement. Le décor du Pays Basque est là, avec ses montagnes aux contours arrondis, ses couleurs d’automne naissantes, sous un soleil bienveillant. Le séjour commence sous les meilleurs auspices.

Tout le monde arrive sans difficulté au sommet (486m) du …

« - Xolcotogania ! !!

- Président J-Y, c’est votre dernier mot ?

-  Euhhhhh ??Xolxogoniata ???» 

- ;-)) !!

 Là-haut, dans le silence de la montagne, le spectacle est saisissant : on voit toute la côte, du Jaizkibel aux Landes (Vieux-Boucau ?), tout près. Chacun contemple et savoure.

Midi est passé mais on nous promet un repas dans un beau décor, à proximité d’une chapelle qui vaut le détour. Nous quittons le Xoldokogaina, descendons, puis remontons et nous voilà à bon port au Mont du Calvaire (277m) dans un petit enclos en pierre de la Rhune pour notre pique-nique. Des murets de pierres nous accueillent et des chevaux, curieux, s’approchent et nous souhaitent la bienvenue. Ils auront droit à quelques caresses et restes de sandwiches.

La photo rituelle du groupe est prise et le retour aux voitures se passe sans encombre, dans la meilleure humeur, après un parcours de 11km pour 660m de dénivellée.

Le pot de « l’amitié » est pris sur la place centrale de Biriatou, après quelques zigzags pour éviter les coups de raquettes énergiques de 4 jeunes joueurs de pelote.

Seule Lulu B. a eu le bonheur de recevoir la balle à la table du café, qu’elle renvoya prestement sur l’aire du fronton, avec un mot d’humour bien choisi, comme elle sait si bien faire…

Bonne et belle journée pour un premier contact avec la montagne du Pays Basque.

 

J.L.

 

 

G3 : La Pointe Sainte-Anne

 

Une dizaine de randonneurs partirent du centre Bella Vista dès dix heures du matin empruntant de patites rues vers le chateau d’Abbadia… passant sous la voie ferrée puis le long de la routejusqu’au  début du sentier de la corniche.

 

Le soleil nous accompagnant nous empruntons le sentier côtier , où nous vîmes un couple de manchots puis d’autres dans les près ; les landes bois et maquis étant parfumés au miel par une liane maintenant identifiée comme « l’herbe aux femmes battues » ;  arrivés à la pointe sainte Anne nous admirâmes les deux jumeaux.

 

L’heure du repas approchait quand les éclaireurs rencontrèrent une fée ? blonde qui les supplia de lui faire franchir la clôture du domaine d’Abbadia d’où elle avait été exilée, peut-être par la centaine de manchots dispersés dans le parc. 

Devant notre indécision elle téléphona aux cerbères du lieu pour qu’ils viennent à son secours.

 

Nous nous installâmes donc pour casser la croûte sous un chêne devant une superbe bâtisse servant de résidence d’artistes dont les maîtres des lieux nous apprîmes que les oiseaux polaires reproduis sur les prairies sont destinés à animer la fête de la Corniche sur le thème du réchauffement climatique. A peine installés nous vîmes reparaître notre amie la fèe blonde  qui sans embages partagea tomate et jambon avec les pique-niqueurs, indifférente aux murmures et regards courroucés des autres fées du groupe, et bientôt un carrosse vint chercher icelle. Le chauffeur n’avait pas de blouse blanche…..

 

Nous repartîmes bientôt sur le chemin, repus de pâtisseries, passames devant la maison de la lande et avant de parvenir à la grande plage reniflâmes les effluves de la station d’épuration….Nous longeames donc la mer , supputant sur le retour de la bonne ? fée, puis nous nous arretâmes à une terrasse où deux gérontes grincheux nous trouvant trop volubiles, nous en firent reproche ; que les ronces leur poussent aux oreilles et ailleurs et que les bras raccourcissent pour les empêcher de se gratter.

Et nous empruntâmes le GR10 pour longer la baie de Chingudi admirant bateaux de plaisance , oiseaux pêcheurs , et au loin Irun et Fontarrabie ;

Une dernière côte autour d’un Larrun de 45 mètres seulement et nous voià rendus à BellaVista.

 

  • Longueur de l'itinéraire : 10.17 km
  • Denivelé positif cumulé : 96 m
  • Denivelé négatif cumulé : 84 m
  • Altitude maxi : 75 m
  • Altitude mini : 9 m
  • Altitude moyenne : 32 m
  • Durée totale : 06h13m34s - dont 02h07m27s de pauses

Louis R.

 

JOUR 2 : VENDREDI 25

 

G1 : Le Jaizkibel par le sentier côtier

 

Ce matin, au programme, le Jaizkibel, 543 m, magnifique balcon, au dessus de Hontarribia, qui plonge ses flancs jusque dans l’Océan .

Sur le parking, au cap de Figuier (cabo Higuier), nous retrouvons Annie et Annita, les deux copines de Jean Yves et Armand, elles seront aussi nos guides du jour.

La belle équipée des 21 LPC s’engage sur le GR 11 boisé qui nous conduira au Jaizkibel par la côte. Très vite, nous quittons ce sous bois ; le temps est doux, la lumière du jour idéale pour satisfaire nos yeux.

Parcourir le sentier côtier, Talaia-Hondarribia-Pasaia est un pur bonheur, de quoi rendre jaloux les « rochelais », mais pas les « bretons », bien sûr !!!

 -  contraste de couleur : le bleu de la mer, le vert des prairies, l’ocre des roches.

 -  diversité d’ambiance : tranquillité des chevaux paissant sur les vastes pelouses,                                                 bruit du ressac des vagues se brisant sur les falaises, passage des bateaux voguant, pêchant ou s’adonnant aux sports nautiques (jet ski), petit cargo attendant son heure pour rentrer au port de Pasaia.

   - beauté du relief : côte sauvage, déchiquetée avec ses criques : Portomoko, Sisurko, Playa de los Fosiles et ses restes de l’ère secondaire, avec ses pointes, la punta Turulla, la punta Biosnar, longues et fines lames de grès qui s’enfoncent dans l’océan .

 

Tout est émerveillement, plusieurs arrêts se sont imposés pour contempler le paysage, commenté par nos charmantes guides locales ou tout simplement pour reprendre des forces… car il faut des mollets d’airain pour monter et descendre dans ces criques, toutes plus belles les unes que les autres.

Vers 12 h 30, nous sommes toujours au niveau de la mer, (bien que nous ayons déjà dans les jambes 400 m de D+), on aimerait bien déballer notre PN, «  mais pas avant d’avoir franchi la falaise » nous précise notre président. La falaise d’Errentziaga  est une pure merveille de roches sculptées par l’érosion ; Au départ, une toute petite difficulté : franchir en se hissant au bout d’une chaine (en évitant tout jeu de hanches…..) un rocher lisse de 1m20 environ  … la montée le long de cette falaise est spectaculairement belle. A 80 m au dessus de la mer, sur une douce pente, face à l’immensité de la mer, nous « dégustons » nos bocadillos au thon….et autres gourmandises (liquides ou solides)  que certains d’entre nous n’ont pas hésité à monter (merci à eux).

Notre but est le Jaizkibel, il nous reste quelques 420 m à grimper, nous tournons le dos à la mer et c’est à travers prairies, landes et bois que nous continuons notre ascension, sans oublier de prendre le temps de jeter un œil sur ce superbe littoral basque de Pasaia à San Sébastien, nous apercevons les antennes, ultime repère de notre parcours.
Dans tout groupe, il y en a qui sont devant, et d’autres derrière…. Du coup les uns suivent tel guide, les autres tel autre. Y en a qui tirent le bon numéro d’autres pas….Nos guides locales connaissant le Jaizkibel comme leur terrain de jeu, font prendre un raccourci à la deuxième partie du groupe, tandis que la tête du groupe, sur les pas de son guide voulant rester fidèle à sa trace, bénéficiera, à un rythme soutenu, de quelques mètres et dénivelées supplémentaires; mais la vue étant exceptionnelle, c’est en silence et avec entrain que nous avons suivi.

La vue au Jaizkibel est à la hauteur de nos attentes, le mythique « Trois couronnes » nous fait un clin d’œil ;  du Nord au Sud, et d’Est en Ouest, les vues nous époustouflent…

La descente se fait en crête, Annie et Annita nous font passer devant les tours « gênoises » puis l’ancien parador , remarquable belvédère, pour enfin atteindre l’ermitage de Guadaloupe, notre dernière escale.

 

En attendant les conducteurs de véhicules partis rechercher leurs montures, nous avons pris le temps des étirements, du pot régénérateur.

Un grand merci à nos deux guides locales et à nos animateurs du jour.

Dist parcourue env. 19 kms Dénivelée env  1000 m

 

Sylvie

 

En complément:

 

    Ce que nous n'avons pas bien vu au cours de cette balade : La "Playa de los Fossiles" et les fameux PARAMOUDRAS.

Ce site fossilifère est unique au monde par la quantité d'exemplaires rencontrés.

Ci-dessous, 2 liens vers de plus amples informations pour ceux que cela intéresse:

  

   1: une vidéo "généraliste" bien explicative

    2: des précisions scientifiques

 

A votre curiosité

 

AC

 

G2 : Le sentier côtier de Pasaïa à San-Sébastian

 

C'est parti pour une belle journée au départ de la gare d'Hendaye, où nous voulons  joyeusement sauter dans le TOPO tout à côté ! La guichetière ne devait pas être bien réveillée ce matin là car nos billets IRUN => IRUN à 0 €, 0 ctes nous ont valu au retour quelques enjambées athlétiques des barrières près des bornes où nous présentons nos tickets. En fait, le tortillard attendu est un train flambant neuf, au design intérieur très contemporain, qui nous conduit à la station Herrera, au plus près de l'estuaire de PASAIA  (Le passage) où coule la rivière Oyarzun

 

Plongés dans la zone animée et marchande  du port, nous  espérons d'autres paysages...et nous découvrons les deux rives de l'estuaire et ses petits ports de pêche : Pasaia San Pedro au pied du mont Ulia que nous allons gravir et Pasaia Doribane au pied du Zaizkibel aux maisons colorées mais encore peu éclairées à cette heure matinale. Les navettes joignant les deux localités sont dans cette partie de l'embouchure les seuls mouvements qui zèbrent l'eau bleue scintillante. Le long du quai un lampadaire enregistre le geste malencontreux d'un pêcheur qui a donné trop de mou à sa ligne et les pontons mobiles du petit port nous indiquent que nous sommes encore à marée basse. On comprend le plaisir éprouvé par Victor Hugo dans ce magnifique site.

 

Mais au bout du quai il nous faut prendre des forces car 150 marches nous attendent avant d'arriver au balcon , ou plutôt au phare  blanc que nous laissons sur notre droite. C'est là que nous effectuons plus d'un tiers de notre dénivelé cumulé de 700m...après...ce sera de la gnognote et tant mieux pour le plaisir des yeux qui pourront s'émerveiller des découpes de la côte, des lumières, des magnifiques Osmondes Royales le long de la corniche, de la petite houle naissante qui s'écrase sur la côte rocheuse feuilletée, en ondulations blanches d'écume.

 

C'est l'heure du pique-nique, les estomacs réclament pitance mais on ne veut pas se poser n'importe où ! La vue est si belle qu'on accepte bien de se piquer un peu, voire beaucoup, les jambes et le postérieur sur des roches érodées par les eaux et les vents pour notre plus grand plaisir ! Nous descendons dans les broussailles à la recherche du balcon parfait, mais il est trop petit pour notre groupe de 23 qui finit par remonter courageusement à la croisée des chemins sur une aire plus confortable.

 

Nous remplaçons entre bouchées et goulées les panneaux indicateurs pour les promeneurs un peu affolés de trouver tant de monde tout d'un coup, et reprenons notre chemin vers la baie de San Sébastien que nous commençons à imaginer au loin en apercevant le Mont Igeldo. C'est ...au bout de nos 14 km, la descente vers la plage lumineuse de la Zurriola qui laisse entrevoir à droite le Mont Urgull, avec son château de la Mota du 12ème siècle et au sommet le monument au sacré cœur et son St Sébastien protecteur de la ville. Au bout de la plage, sur la rive droite du fleuve Urumea les cubes d'un vert translucide du Palais culturel du Kursaal de Rafael Moneo arrêtent le regard ; nous traversons le Pont de la Zurriola, laissons à notre gauche le Théâtre Victoria Eugenia pour rejoindre le vieux quartier piétonnier au pied du mont Urgull avec le Musée San Telmo, ancien couvent dominicain et l'église gothique du 16ème siècle de San Vicente portant à l'extérieur une pietà de Jorge Oteiza et de José Ramon Anda. Nous faisons un petit arrêt devant la superbe basilique de Santa Maria d'époque baroque et son Saint Sébastien, martyr chrétien percé de flêches, avant de descendre sur la très célèbre plage de la Concha depuis l'arrivée d'Isabelle II en 1845.

 

Après la photo de groupe, la fatigue se faisant sentir et les gosiers commençant à être secs, une terrasse ensoleillée bienvenue a comblé nos attentes avant la dernière aventure du topo de retour.

 

Michèle D.

 

G3 : La Pointe Biosnar

 

Nous sommes parties 5 femmes accompagnées de notre chevalier servant Gérard ,en direction de la Punta Biosnar, nous avons rejoint Irun après avoir traversé la Bidassoa, puis Fontarabi, passant devant Notre Dame de la Guadalupe avons eu une pensée pour nos amis du G1 dont c'était le point final de leur randonnée.

 

Le guide et le GPS indiquaient qu'à 2km du sanctuaire et 300m d'altitude nous devrions trouver le départ de notre expédition : une meule de pierre ,mais nos 6 paires d'yeux n'ayant rien vu, avons donc décidé de poursuivre notre route jusqu'au Jaizkibel (1er sommet des Pyrénées 547m) là une vue superbe nous attendait :à nos pieds: l'estuaire de la Bidassoa avec Fontarabi d'un côté, de l'autre Hendaye,le littoral s'étendant jusqu'aux plages landaises, en face de nous les sommets basques:la Rhune, les Penas de Haya, mais nous n'étions pas totalement satisfaites : nous voulions voir derrière ,côté espagnol ; notre chauffeur s'est exécuté devant notre caprice, et effectivement le paysage au sud ouest était magnifique nous dominions le golfe de Gascogne ! Notre attention a été attirée par le port de Lezo et son débouché sur l'océan : sur la rive droite du Rio est construit le bourg de Pasia Donibane, nous n'en étions plus a un caprice près : une visite s'imposait ; ainsi après avoir laissé la voiture sur un parking nous avons cheminé dans l'unique rue, bordée par le rio d'un côté, de l'autre par la montagne, admirant les maisons ocres, ornées de drapeaux basques et après un petit coucou à Victor Hugo, qui a séjourné dans ce village, et rendu visite à une superette (Gérard ayant besoin de coton à démaquiller !) une bouteille de Rioja nous a fait envie, nous avons pris la route en sens inverse vers le but de notre randonnée la Punta Biosnar.

 

En fait la meule était cachée par un véhicule arrêté. En bas l'océan s'étendait , après une descente de 300m, nous avons atteint notre destination, et là avons dégusté nos sandwiches accompagnés du Rioja, tout en contemplant les vagues qui submergeaient la Punta, véritable éperon rocheux s'enfonçant dans la mer ,évoquant, pour certains , un sous marin. Mais déjà quelques inquiétudes pointaient dans le groupe : ce que nous avions descendu il fallait le remonter et pas d'itinéraires bis, qu'à la nage ! Avec courage nous avons repris nos sacs, sur le sentier du retour nous avons désescaladé et même emprunté une main courante, et  après 1h30 de grimpette nous étions à la voiture.

 

Bilan : 4h de marche,12km,D+300m. Merci au G3 pour cette agréable journée.

 

Françoise B.

 

JOUR 3 : SAMEDI 26

 

 G1 : Le Tour des Penas de Haya et l'Irumugameta

 

Ah les trois couronnes, ce fameux massif de granit !!! ,on l’aperçoit de partout, depuis la mer, les plages de Biarritz  Hendaye St jean de luz, depuis l’autoroute ,ce sont les crêtes mythiques du pays basque

Trois couronnes,  trois bombements, crêtes dentelées, représentants, selon l’angle de notre regard, une femme couchée avec sa tête, sa poitrine et ses genoux, ou bien le profil de Napoléon.

Chacun peut avoir sa propre interprétation des formes selon son imagination .Chaque petit dôme porte un petit nom basque que je n’ai pas retenu .Ils culminent à 836, 826, et 806 d’altitude .Nous monterons sur le moins élevé, le seul accessible en toute sécurité, les deux autres peuvent être glissants Et dangereux par temps de pluie

Nous rêvions de gravir les trois sommets,   mais la météo en a décidé autrement.

Un petit crachin du matin nous appelle à la prudence.

Notre enthousiasme n’en est point entaché.  Pourquoi trois couronnes, il faut savoir se contenter D’une seule, la monarchie est déjà bien assez lourde.

Nous laissons les voitures au col d’Elurretxe  à 490 m, côté espagnol.

Nous partons pour un couronnement collectif de 33 sujets.

Deux groupes se forment au départ .Nous grimpons dans une très belle forêt de hêtres et de chênes, nous marchons sur une agréable  mousse, au milieu de cascades et petits ruisseaux.

De petites gouttes nous forcent à enfiler nos vêtements de pluie.

Nous cheminons désormais sur un tapis d’épine de pins, la végétation change, les pins se dressent au-dessus de nous.

Dans le ciel, des vautours tournent autour des trois couronnes, sont-ils « royales » ?

Des moutons à poils longs, des pottoks, petits chevaux basques, sont visibles à flanc de couronnes.

Nous arrivons au départ d’un sentier qui devait nous conduire à la couronne numéro un. Nous regardons dans la direction de la coiffe et devinons le long d’une clôture la sente qui nous aurait élevé sur le dôme.

Un peu frustrés, deux pas en avant deux en arrière,  l’envie de monter nous démangeait les pieds, mais la consigne était claire et nous la respectons.

Nous sourions en voyant passé devant nous deux hommes qui empruntent la voix royal avec un parapluie dans une main et un bâton dans l’autre. So british.

Nous repartons , toujours au milieu des forêts ,vers le barrage d’Endarra. Le soleil réapparait et avec lui un paysage plus éclairé. IL est encore tôt dans la matinée et nos accompagnateurs décident de nous faire faire quelques exercices de cordes, descente en rappel, apprentissage des nœuds, quelques cours d’escalade pratiques et pédagogiques le tout couronné de fous rire .

 .Nous plions cordes et rangeons mousquetons .Nous poursuivons notre route le long de canaux ombragés sur un chemin étroit  avant-goût des futures promenades à Madère .Nous retrouvons nos amis entre la poire  et le fromage.

Sur la digestion nous attaquons un raidillon, le dernier et ce sera la consécration. Nous parvenons à la coupole, le spectacle est époustouflant, l’océan, la Rhune, le jaikebel et ses antennes, Biarritz, irun  Handaye, Fontarabie, le cap des figuiers, REMARQUABLE point de vue .Nous sommes des  conquérants, les rois et reines du pays basque, postés sur le trône, émerveillés par la beauté des paysages.

Bon restons simples, la descente nous ramène au parking. la boucle est bouclée, le tour faisait 11km ,pour       de dénivelé.

Nos calèches nous attendent, sans dorure ni diadème,

Mais c’est à tous nos accompagnateurs que nous décernons une couronne de lauriers pour toutes ces randonnées plus magiques les unes que les autres , merci à tous.

 

13,7km et 700m de D+

 

Nadine

 

 

G2 : Le Tour des Penas de Haya et le Muganix

Surprise en quittant nos chambres : le ciel est couvert et quelques gouttes de pluie tombent.

Qu’importe ! Tout le monde rejoint le col d’Elurretxe au pied des « Trois Couronnes », ou « Penas de Haya », pour en effectuer le tour.

Les uns enfilent le Kway, d’autres le poncho, beaucoup basculent le capuchon sur la tête et nous voilà partis.

En tête, Christian, au milieu, Louis et Daniel, enfin Jean-Yves en serre-file sont nos guides du jour. De plus Dominique sera notre guide-conférencier. Il connaît bien les lieux et se rend très disponible auprès de chacun.

Au début un sous-bois protecteur nous abrite des petites averses courtes qui se déversent. La montée est douce. Assez rapidement le ciel ne menace plus et l’on quitte le vêtement de pluie.

En contrebas du sentier un cochon noir et blanc solitaire continue son repas sans être distrait par notre passage.

11h30 : Christian nous informe que le pique-nique est pour dans une heure. Commence alors un sentier dallé très confortable. On ne sait pas encore que ces dalles couvrent un canal bien long qui sera vite à ciel ouvert. Il nous faut alors marcher une bonne demi-heure en équilibre sur le muret qui borde ce canal. Quelques dames frissonnent, s’inquiètent, se crispent….mais tout se passe bien et beaucoup sont soulagés quand Christian « siffle la fin de la récréation » !

Pendant la pause-repas le G1 se joint à nous.

Le beau temps est revenu pour reprendre la montée du retour. En option, l’ascension du Muganix. Il faut choisir ; un tiers du groupe préfère le retour direct aux voitures. Les autres s’élancent en silence à l’assaut de la dernière difficulté du jour. L’effort est récompensé par un spectacle superbe au sommet. Vue à 360° sur le Jaizkibel, la côte, les sommets de la montagne basque….

Le G1 nous attendait tout en haut et les deux groupes descendent ensemble jusqu’aux voitures.

L’arrêt « rafraîchissement » s’effectue dans une cidrerie que connaît Dominique, au pied du col.

Encore une journée de marche à ranger dans le tiroir des bons souvenirs.

 

J.L.

 

 

 

G3 : San-Sébastian

 

Une journée à San Sebastian pour le G 3

 

            9 h.03 départ du « TOPO » en gare d' HENDAYE, le G 3 s'installe confortablement pour un trajet d'environ 40mn ;  nous sommes 6 avec notre « invitée » Marie Jo. Sur le parcours, depuis l'autre rive de la Ria nous revoyons PASAIA visitée la veille.

Temps mitigé à notre arrivée, alors un café-croissant s'impose et puis c'est l'aventure dans cette ville même si d'aucuns disent « moi je connais ». Notre balade urbaine prévoit notamment le mythique « Paseo de la Concha »

C'est sans compter sur Gérard, inspirateur de parcours originaux. Nous délaissons la Cathédrale du Bon Pasteur pour emprunter plusieurs avenues et nous voici partis pour un long, long …parcours avec dénivelé d'au moins 50m.,grâce à un viaduc. Sur l'allée piétonnière que nous suivons  nous sommes un peu bousculés par des joggers et cyclistes, diantre nous gênons !

Puis une descente s'opère naturellement par un Paseo bordé d'immeubles modernes  et enfin la magnifique  baie s'offre à notre regard avec à gauche le mont Igeldo et les 2 sculptures en fonte de Eduardo Chillida « el peine del viento », la plage de la Concha et à droite le mont Urgull

La plage est belle, vaste et donne à voir une animation importante avec ses baigneurs, les joueurs de pala, les stagiaires de la + rouge espagnole en formation, etc ....le soleil ose enfin se montrer

La promenade se termine à  l'entrée  de la vieille ville et nous voilà en recherche d'un bar à pintxos dans les petites rues. Gérard nous en dégote un avec comptoir débordant de préparations plus appétissantes les unes que les autres. C'est un peu bruyant,  nous sommes en Espagne ! Il est 13h .

 Ensuite la visite du vieux port tout proche s'impose, mais personne ne manifeste l'envie  de grimper au mont Urgull . 

Nous passons devant l'église Santa Maria del Coro, belle façade baroque de style  churriguresque avec tout en haut un St Sébastien percé de flèches.

 Pause sur un banc pour déguster une glace.  Il y a là, sur d'autres bancs, des personnes à qui nous distribuons nos P.N.  Ils sont les bienvenus et très vite mangés.

Vérification de la distance parcourue plus de 6km. 

Nouveau départ cette fois vers la gare, par le quartier dit romantique. Jolis bâtiments 19è, art nouveau avec entre autre un belle façade  décorée de personnages, fleurs, feuillages faïencés, des portes d'entrées remarquables.

Par contre peu ou pas de magasins ouverts, il n'est pas 16h. énorme déception pas de robes ni de chaussures pour la soirée cidrerie.

A la gare, incidents de billets, et là accueil par un vigile ne voulant rien entendre à nos explications et nous suspectant de resquiller.Le G2 n'est peut être pas passé  totalement inaperçu la veille  et a laissé quelques souvenirs à la Renfe ? Départ à 16h.15 pour HENDAYE. Nous n'avons pas le matériel dernier cri, cependant nous pouvons déclarer 9 km parcourus.

 

Une journée mémorable, pittoresque et  un G3 toujours prêt à accueillir tous ceux qui veulent partager  de l'inattendu,  des rires et quelques grammes de culture pour reposer ses jambes.

 

 

Aurore B.

 

JOUR 4 : DIMANCHE 27

 

G1/G2 : L'Ibanteli : 8,3km, 572m D+ en 4h12

 

Les valises bouclées, le LPC quitte Hendaye et le centre Bella Vista. Le séjour n'est pas encore terminé. De belles surprises nous attendent sûrement une dernière fois...

Le cortège de voitures prend la direction du col de Lizarrieta. Après avoir traversé quelques villages bien connus: Urrugne, Olhette, Ascain, nous franchissons le célèbre Col de St Ignace ( pied de La Rhune). Toujours dans la brume du matin qui laisse présager d'une belle journée, nous descendons sur Sare. De là, une route étroite, sinueuse, bordée de chênes majestueux et très fréquentée par les courageux cyclistes basques, nous mène au Col de Lizarrieta à 441m.

1ière surprise: le soleil est déjà là.

2ième surprise: grande animation sur la place, devant la venta, avec exposition d'outils anciens et des questions autour des pieux plantés en cercle autour d'un bûcher.

" Que se passe-t-il? Qu'est-ce que c'est?" Et chacun va de son interprétation.

C'est : "usategietako tradizioaren besta" , je traduis: "des palombières de la tradition la fête".

Quelques-uns du groupe, encore plus curieux, ont déniché le programme de la journée... en basque.

  • - concours de lancers de "garote", sorte de raquette utilisée par les "rabatteurs" pour faire descendre les palombes dans les filets.

          - partie de pelote (façon bergers) en tête à tête sans fronton.

  • 12 h. signature d'accords de chasse à la palombe entre Sare et Etxalar.
  • -14h.: repas où les "festayres" se régaleront avec la viande cuite autour du feu de bois (C'est du veau et non du mouton!)

Le programme est alléchant mais notre devoir de LPCistes nous appelle et malgré quelques hésitations, Françoise donne le départ de notre rando au pic d'Ibanteli qui nous observe du haut de ses 695m. Direction N/ NO, le long cortège (35 marcheurs)  entame une longue descente sur un sentier bien caillouteux. Certains se surprennent de descendre... ce n'est que pour mieux monter! Ainsi, nous contournons l'Ibanteli par le Nord et arrivons au départ de " l'ascension": Ibanteli, 2h20, distance: 6km, dénivelé: 572 m .

Entre les fougères et , parfois, à l'ombre des chênes, nous nous élevons et redécouvrons Sare à nos pieds. Peu à peu la pente se fait  raide, la montée devient plus difficile. Alors, un petit groupe tente une échappée. Le peloton décide de ne pas se laisser "entraîner" .. Il poursuit  sa route à son rythme, au son de quelques "OUF", "C'EST RAIDE", TU NE M'AVAIS PAS DIT..." Mais chacun reprend courage en pensant au délicieux sandwich triangulaire qui l'attend là-haut. Et très vite,

3ième grand moment : la borne frontière (sans n°), et devant nous, en contrebas, le Col de Lizarrieta avec la fête qui bat son plein. Il ne reste que quelques centaines de mètres à monter pour atteindre le sommet: Ibanteli.

Après quelques cailloux enjambés, de belles pierres nous invitent à poser nos sacs pour le PN . Mais avant de déballer nos triangles, nous contemplons le panorama qui s'offre à nous. Petite révision géographique: à l'Ouest: le Cap du Figuier et Fontarrabie, la baie d'Hendaye, le Jaiskibel, Les 3 couronnes, le Col d'Ibardin avec, à ses pieds, Bera de Bidasoa et plus au sud Etxalar ( village "jumelé" avec Sare)

Au Nord, la côte basque de Bidart à... l'infini, sans oublier la ZUP de Bayonne.

A l'Est, nos Pyrénées béarnaises...et plus.

Au Sud, nos voisins. Nous partageons les dernières" gâteries" des LPCistes cuisinières.

Et: " Où sont nos amis G3? Aux palombières? A la fête?

L'heure est arrivée d'entreprendre la descente pour rejoindre les G3, se désaltérer sur un air de fandango et regagner nos demeures. 

" ADIO!" au Pays Basque.

AUPA le LPC!

GORA le LPC!

 

Maryvonne D.

 

G3 : Les palombières de Sare : 

 

Dernier jour. Le beau temps sera là. Les trois groupes quittent le centre Bella Vista pour se rendre au Col de Lizarieta, au dessus de Sare. La montée du col se fait dans une forêt de….. cyclistes  et à l’arrivée, oh surprise, une fête se prépare ! Maryvonne vous a déjà expliqué ce que cela était….

Mais à trois jours prés cette rando n’aurait pas pu avoir lieu : Le 1er octobre place aux chasseurs de palombes et les chemins sont fermés.

12 copains et copines  s’engagent donc sur le circuit encore  ouvert. Nous allons rencontrer, en plus des biquettes immaculées, certainement lavées avec Mir laine, beaucoup de chasseurs, basques du Nord et basques du Sud, pour ne froisser personne, qui se préparent et mettent la dernière main aux aménagements de leurs postes de chasse. Ils sont charmants et aiment raconter leur passion. Par exemple un poste de chasse se loue 40 €uros la journée et bien sur…20 €uros la ½ journée ! Forte je suis !

S’ils restent plusieurs jours, ils changent de poste, celui qui est en haut va en bas et vice-versa.

 

Le paysage est magnifique et les champignons que nous cherchons sont aussi rares que les palombes.

 

Arrêt Pique nique : le breuvage rouge offert, nous aide à faire passer le bocadillo Sodexbo. ce n’est pas basque mais le nom y ressemble. 

 

Réconfortés nous redescendons vers le col où nous retrouvons le G1/G2 pour la photo de famille. Un petit tour à la venta, le Président pense à l’AG, puis retour vers nos voiture et …a casa !

 

Vivement l’an prochain !

 

Lulu B.

 

CONCLUSION

 

 C'était le deuxième séjour des LPC au Pays Basque après celui de septembre  2011, et c'est toujours le même plaisir de (re)découvrir ces Pyrénées un peu plus arrondies que les nôtres, mais tout aussi pentues. Nous étions 46 (un record pour un séjour) a cheminer sur les sentiers côtiers ou montagnards avec de superbes vues et un temps idéal..... sauf le matin du samedi où le G1 devait faire l'ascension de las Pena de Haya (les trois couronnes), où la petite pluie fine non prévue nous a obligé à annuler cette sortie pour des raisons de sécurité évidente. Légitime frustration des participants, mais nous y reviendrons pour tester nos capacités de grimpeurs émérites !!! et peut-être pour (re) déguster le très bon menu cidrerie à Ascain du samedi soir.

 

Encore un séjour réussi grace au très bon programme de randonnées concocté par Françoise (la régionale de l'étape), mis en musique par vos animateurs que je tiens à remercier, ainsi qu'à la bonne négociation de notre correspondant tourisme JYB qui a démontré tout son savoir faire. 

 

Merci à tous pour votre présence, votre bonne humeur et votre convivialité. A samedi pour l'AG

 

JYSC

photos Jean L J4 G2-G1 Lizarrieta-Ibanteli : ICI

photos Jean L J3 G2 Penas de Haya : ICI

photos Jean L J2 G1 Jaizkibel : ICI

Photos Aurore J3 G3 San Sébastian : ICI

Photos par Armand : ici

Photos lulu J2G2 littoral basque espagnol : ICI

Photos daniel J2G1 Jaizkibel : ICI

Photos Lulu J1G2 Xoldokogaina : ICI 

Photos Louis J1 G3 Pointe Sainte Anne : ICI

Photos Michèle J1 G1 Le Mandalé : ICI

Photos Michèle J2 G2 Le littoral basque : ICI

 Photos Michèle J3 G1 Tour Pena de Haya : ICI 

Photos Michèle J4 G1/G2 l'Ibanteli : ICI

Photos JYSC J1 - G2 Xoldokogaina : ICI

Photos JYSC J2 G1 : Jaizkibel : ICI 

Photos JYSC J4 G1/G2 : l'Ibanteli : ICI


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